jeudi 28 février 2013

En plein faubourg avec Labraille, chanteur de rue



Après cette introduction musicale, je porte ici attention à un chanteur ambulant, enregistrant – si l’on peut dire - des chansons comme autant de photographies qui sont une source d’informations sur le monde de la rue, aujourd’hui.

Il y a lieu de tenir compte de son répertoire aux tendres grivoiseries de cabaret de la mère Grégoire, entre Carmagnole et crincrin de métro.

Cette pratique historique a évoluée et ignore elle-même sa valeur fonctionnelle, c'est-à-dire symbolique. « La complainte du clandestin » et « Le blues du marron » chantées par un descendant de rapatriés d’Algérie, ivre de souvenirs et de notations populaires, tout en impulsions et en naïveté de l’objectivité artistique, est essence de la vie humaine de bon nombre de nos compatriotes.

Ici et là souvenir d’un chemin parcouru et petites banalités sont glissés à des passages inattendus. Présence de ponctuations par le vide, ce cruel vide qui nous étouffe, mots « bourrés » qui tendent la respiration de l’auditeur, et, désespérément, donnent le ton.

Ce désespoir au cœur, exprimé avec humour, résigné à ne plus rien attendre, ne risque pas de vous endormir ! L’ensemble est serré, ironique, triste, attirant la sympathie vers celui qui aux yeux de tous « gaspille » son énergie pour cinq euros de l’heure, debout par tous les temps, sans endroit ou aller n’ayant ni haut ni bas, ni envers ni endroit.

Pensées intestinales, viscérales, pensées populaires en activité, qui ont goûté, palpé, la mesure extérieure des rues de nos villes dans lesquelles chacun vit pour soi.

Y a-t-il œuvre d’art là dedans ? Non, il y a gnose qui s’explique par elle-même en suites associatives en dépit d’une clarté musicale volontairement troublée.

Labraille ne fera aucun effort pour se recommander ! Il est basé sur son objet : notre société. Notre société l’a-t-il lui, recommandé ?

Solitude sans pareil des immigrés de la seconde génération, sans témoins, confrontés à la sottise moderne.

Il ne cherche pas, Labraille, un public instruit et intelligent : il tape sur les nerfs sans le moindre égard, indépendant, dans et avec ses viscères. Des rêves de pot-au-feu familial devant l’égoïsme glacé, du ténébreux chaotique, exposition de la rengaine d’une médiocre comédie humaine « sans tambour ni trompette » et jamais – au grand jamais – de pensée destructrice élevée au rang de fin en soi.

Mélancolie du réalisme, tendance à la grotesque objectivité, aliénation du réel qui lui, est étranger. Phénomène collectif des Pogues aux VRP, il n’y à là rien de nouveau en principe. Mais avec Labraille l’auto destruction de la personnalité est architecture. Son expression demande considération causale sur l’histoire même du genre. Il est donc permis d’y voir valeur et sens positif en admettant que cette purge artistique se place volontairement sur le déclin par une non-technicité presque scientifique, telle la réalité sous le nez de nos contemporains.

Il est vrai cela peut laisser indifférent le plus grand nombre.

Mais, paradoxalement, l’effet est universel, universel car explosif en tant que représentation de certaines classes de populations dans un isolement hermétique.
Mais la réalité demeure, la vraie vie qui emprisonne l’esclave en morale est ici destinée aux geôliers par un protestataire destiné à la protestation. Notre prétendue humanité a, avec Labraille, son petit prophète sympathique, petit prophète aux mauvaises manières d’un peuple oublié - Labraille est d’origine kabyle - qui gît caché, enclos en lui-même mais aux secrets en dehors de lui.

On aimerait croire qu’il subsiste encore ici où là des centres humains à la conscience aiguisée. Il en existe encore, de tous petits, certes, mais les plus importants, déambulant dans des rues qui ne se terminent nulle part et n’ont de vie que parce que Dieu l’a voulu… et rejetés par les hommes.

On se sent dans ses vibrations d’odieux croûtons, et cela vous retape dans un vaste bordel qui est ce soi à la recherche lunaire, sur un chemin de croix qui s’enfuit vers l’indiscernable.

Le genre Labraille ne s’explique pas en termes susceptibles de fournir une aide précieuse à son devenir. Mais son activité est une aide précieuse pour la compréhension de l’activité symbolique individuelle d’aujourd’hui. Le phénomène est dans la réception de sa manifestation, phénomène non destiné à la postérité et pourtant phénomène séculaire dans l’ombre de chaque individu.

Il me faut me limiter à ces considérations : « le mendiant avec un bâton dans la main gauche » dessin de Francisco de Goya, que vous retrouverez ci-dessous, mendiant recroquevillé en point d’interrogation, portant le bâton de ceux qui ont été obligé d’abandonner leurs terres, vous inspirera certainement plus que mes mots, en écoutant enfin, Labraille.

Dominique BENIGUET


Le Blues d'un marron




La complainte d'un clandestin





   
Mendiant avec un bâton dans la main gauche - Dessin - Francisco de Goya
 
 
https://www.facebook.com/LaBraille

lundi 18 février 2013

Note sur la pseudo résistance au système, la moralité et les promeneurs de fans.



Pour qu’une coalition de résistants au système ait une signification, elle ne doit pas être artificielle, bien évidement !

Où en est-on exactement aujourd’hui ?

Une bonne partie de ceux qui voudraient « changer les choses » les « comprend mieux » - au sens contenir de ce mot - que ceux qui voudraient « soumettre les choses » à leurs conférences payantes,  ventes de colifichets, obscures caisses de solidarité, cotisations d’adhérents et autres financement de « projets » sur lesquels aucun compte n’est finalement rendu.

Les « présidents », premiers secrétaires et autres moutardiers de seconde et troisième classe, font des leçons de morale, de longues leçons de morale… mais pour le moins ne travaillent pas publiquement à la promotion de la morale sitôt qu’on jette en œil en coulisse : qui partouze, qui vit avec une pute, qui est alcoolique etc. … mais, bon sang, QUI attend quelque chose de ces gens là ?!

Ceux qui seraient prêts à réactualiser voiles et couvents voudront bien m’expliquer aussi quelle en est l’utilité pratique…

Le seul orgueil de parler de moralité apporte peut être de la joie de vivre à de vieux sages, mais les autres – qui ont un océan de bêtise médiatique à traverser – n’ont que faire d’un tel centre : ils visent un monde de fête et de joie où l’homme a le droit d’être un animal sans renoncer à la morale.

Pourtant rien n’a pu empêcher les groupes de « résistants au système » de se créer.

Mais qui en définitive fait les choses ?

Disons que les « présidents » et autres « titulaires » ont ce que je vais définir avec pudeur « des avantages » ; certes ils en imposent au départ à un public qui, pourtant, a vite fait de se rendre compte qu’il n’y a là que bataille de vautours doués aux plus subtils calculs commerciaux... de ces cercles naissent éventuellement d’autres petits cercles de sangsues autorisées.

On ne s’étonnera donc pas qu’un film comme « le code noir » évolue avec lenteur - si tant est qu’il ne soit pas au point mort ou totalement un mirage - participation iranienne ou pas.

On ne s’étonnera donc pas que l’antisionisme en soit à 1.14 % : les autres matières abondent qui doivent avoir déjà de fort beaux résultats !

C’est qu’il y a - exactement comme dans le système - toujours quelque chose à vendre.

Et tout ça, sans judéité je tiens à le faire remarquer « aux plus cons » qui ont une répugnance intime vis-à-vis « des juifs ».

Si vous vous livrez à vivisection de vos « maîtres à penser », ils en tiennent une couche historique ! Tous les maux dont ils couvrent le judaïsme sont des projections fantastiques qui ne résistent pas à la lumière : leur caractère est bien celui qu’ils voient dans le judaïsme avec ces « défauts typiques fondamentaux » !

Il faudra bien en finir avec cette farce pour en revenir aux principes qui font que le grand nombre des « résistants au système » n’a rien à faire de cérémonies apparemment importante à l’issue desquelles on cause « vente » « super promo » « atteinte des objectifs » du dernier torchon du plus con d’entre eux, du dernier briquet avec « dissidence » écrit dessus.
Ou alors autant régresser aux cultes d’animaux puisque « les fans » ou « fanatiques » sont prêt à payer chaque pierre des temples de leurs dieux et acceptent occasionnellement la sodomie.

Il est vrai qu’il peut y avoir du changement mais le changement est entre les mains de l’individu à part entière qu’est chacun d’entre vous :

QU’IL Y RESTE !



mardi 15 janvier 2013

Djihadisme : Allemagne-Israël demain front commun ?

Les relations Allemagne-Israël sont un phénomène compliqué, mais qui, dans une ultériorité proche, au vu des développements des relations de ces deux pays, exigeront peut-être une synthèse car c’est avec intensité que ces deux anciens peuples - ayant chacun réalisé leur unité nationale récemment comparativement aux autres peuples d’Europe pour l’Allemagne, très récemment pour Israël – pourraient s’emparer du gouvernail de notre époque pour contrer le djihadisme.


Ce djihadisme sunnito-salafiste, wahhabite, n’est bien entendu pas une doctrine tolérante ; son intolérance en est au contraire le trait le plus choquant et le plus essentiel. Ses hordes qui s’autoproclament « élite dirigeante d’opposition aux gouvernements élus, chrétiens et autres disciples des juifs » se considèrent eux-mêmes « fondamentalement » irréprochables. Cela ne peut laisser personne dupe : nous avons bien affaire à des nazis, SA féminines en burka et autres berserks barbus beuglant leur « heil » sous forme de « Allah Akbar ».

L’Islam sunnite traditionnel semble majoritairement se tenir à l’écart de toute forme de commentaires, de critiques et de controverses… cette « neutralité », avec le temps, a pris l’architecture d’un excès de zèle ; il s’agit surtout de laisser fonctionner « à plein régime », tant en Indonésie qu’au Bahreïn, la répression du Chiisme qui se caractériserait par une « incompatibilité majeure » avec « la vision originelle » du prophète.

Il s’agit aussi de s’en tenir à préférer un mauvais Islam - comme un vieil homme qui se sent rajeunir parce qu’il a une femme jeune - à quoi que ce soit qui se lierait à la nécessité d’une entente avec ces « fichus sionistes (juifs) ».

Mieux vaut en effet traiter avec les nazis comme en son temps le grand mufti de Jérusalem… sans dévoiler aucun fanatisme éhonté et agressif.

Par ailleurs la Mecque est bien sous patronage saoudien, wahhabite et esclavagiste : la faute à « la doctrine colonialiste sioniste » reposant sur des prémisses judaïques !

Etonnant code des mœurs qui consiste à soutenir toute l’immoralité imaginable en la convertissant au final « juste » parce que musulmane.

Avant que de libérer qui que ce soit l’improbable « Islam libérateur des peuples » - véritable police métaphysique - devra faire connaissance vivante avec les êtres humains et se libérer de la vanité de se croire capable d’indiquer là où commence et où se termine la psyché humaine. Capable de reconnaître aussi que la moralité est une qualité universelle issue de cette psyché.

Dieu n’est-il pas grand ?

Il est même tellement grand qu’il n’est pas dépendant de si misérables conscients et qu’il n’est point besoin de (le) gueuler : le premier croyant venu constate aisément qu’il contient plus et bien autre chose que ça.

Cet Allah / dieu de la terreur est une histoire que l’on a vu, en somme, un nombre incalculable de fois dans l’histoire humaine : on peut parler de situation mythologique, d’un combat entre une image du monde digne d’une conscience rationnelle et une soumission à des forces surnaturelles arbitraires.

Conserver un degré moderne de rationalité en s’enrichissant de l’esprit naturel est possible, mais, l’homme de l’histoire allemand et israélien s’ils s’harmonisent peuvent ils apporter une contribution positive à l’humanité de demain ?

Nous n’en avons aucune preuve. Que je sache aucun individu, aucun groupe, n’est coauteur responsable de l’histoire de l’humanité. Vouloir s’approprier cette histoire ou en définir les lignes directrice (aberration dans un monde interférent) en forçant le voisinage sous le manteau hypocrite de l’humanisme n’est qu’un moyen déjà vu.

Souvenons-nous en : si l’Europe des lumières s’intéressait particulièrement à la Chine, l’intérêt allemand romantique pour l’Inde (18 et 19ème siècles) mena à la conception d’un « urvolk » ou « peuple originel » aryen avec des dérives bien connues… et déjà perceptibles chez certains fanatiques.

Alors, à quoi pourrait bien mener une alliance Allemagne-Israël pour contrer le djihadisme ?

La victoire du djihadisme signifierait un monde étranger de charia où nous ne pouvons vivre.

L’alliance Allemagne-Israël impliquerait que nous aurions à nous protéger - encore - de nos impitoyables législations humaines…


Dominique BENIGUET





mercredi 5 septembre 2012

Robert Faurisson : un astre mort et des soucoupes volantes.

Pourquoi parler de Robert Faurisson quand il n’existe pas un révisionniste qui soit d’accord avec l’autre, quand ces gens, entre eux, se disputent dans le piège de leur détention unique de la vérité ?

Il est de notoriété publique que les nazis n’ont pas été assez stupides pour nous laisser sous le nez les plans de leurs chambres à gaz, des locaux révélateurs ; ils n’ont pas non plus « confié leurs plans à des manouches ». Il est également de notoriété publique qu’ils avaient connaissance du maniement des explosifs.

Prendre les nazis pour des ânes au point qu’ils auraient construits des bunkers en béton de plusieurs mètres d’épaisseurs pour y coller une porte de cuisine « de chez ma grand-mère », là, tout de même, il faut être un peu détraqué ! Ce sont pourtant là les images d’un Alain Soral, individu à la psychose évoluant en toute liberté.

Puisque tous les documents, milliers de témoignages qui forment une inébranlable montagne, seraient invalides en tant que données « de la juiverie internationale » le mieux est de présenter ici le plan d’une chambre à gaz tel que l’a dessiné Art Spiegelman sur la base du témoignage de son père, survivant d’Auschwitz.

Dans la mesure où Art Spiegelman a refusé de faire un film « exploitant la shoah » - formule globuli antisémite – après son Œuvre Maus et dans la mesure où il a participé à « une exposition de caricatures sur l’holocauste » à Téhéran, je pense pouvoir convaincre les plus incultes et les plus naïfs, que Robert Faurisson produit un phénomène d’illusion, de fantaisie, de mensonges. En un croquis.



Certainement une génération d’habitués aux récits de science fiction et ne disposant pas du moindre début de bon sens peut ingérer des possibilités illimitées de rumeurs venant de cette manifestation psychique qu’est le révisionnisme.

Manifestation psychique sur laquelle il ne convient pas de lancer un cri d’alarme. Bien évidement le révisionnisme n’atteindra jamais les multitudes : le combat de Faurisson est un combat d’arrière-garde. C’est un peu comme avec le phénomène des soucoupes volantes : on voit quelque chose mais on ne sait pas quoi. Le révisionnisme n’a pas de corps matériel qui soit une preuve recevable : ces preuves échappent à la pesanteur d’une existence concrète, indubitable, comme le feraient des pensées. Tout au plus le chercheur se retrouve en face d’affabulations erronées destiné à irriter, car c’est ce qui est mis en jeu : irriter.

C’est pourquoi personne ne s’intéresse au cas Faurisson de crainte d’alimenter les fréquences d’un « délire expérimental » aussi évanescent qu’imprécis. C’est ainsi que le révisionnisme crée une situation basée sur le potentiel de certaines perceptions primaires et de phantasmes, car, justement, il s’agit de fantaisies inconscientes primaires, en gestation, visant à inonder avec peu de matériaux, d’illusions et de visions.

Sous l’optique d’un certain scepticisme vis-à-vis de Faurisson on peut donc rappeler un proverbe allemand : « deux témoins suffisent à attester l’entière vérité ».

Robert Faurisson « n’apprendra jamais » que ses preuves n’existent pas : il possède des preuves qui n’existent pas. Mais pour ceux qui sont en recherche de sensationnel, l’émotion inusitée suffit par excitation à culbuter le témoignage des sens : psychologie de la grande panique pour les soucoupes volantes, psychologie de l’antisémitisme pour Faurisson.

Cependant Faurisson ne créera jamais une grande panique comme celle qui éclata dans le New Jersey avant le début de la seconde guerre mondiale lorsqu’une pièce radiophonique d’HG Wells sur l’irruption de martiens à New York toucha les émotions latentes des auditeurs que provoquait la menace de la guerre imminente.

Faurisson se sent un rôle salvateur, une bonté souveraine, de la sagesse : il est un extra terrestre bienveillant qui parcourt la terre en touriste ; pas de pesanteur comme pour la soucoupe volante, des mouvements « intelligents » techniques supérieurs, pas d’actes hostiles (pompeux, vantard et pédant Faurisson, pas plus). Curieux, Faurisson est animé d’un désir d’observation ; comme les soucoupes volantes encore, il est attiré par les « centres atomiques » (ce qu’est Auschwitz en terme de représentation psychologique) et soucieux d’inspection « aérienne » plus précise de la terre…

Il lui est impossible de comprendre que ses références documentaires sont une science fiction story de la plus belle eau. Que tout bon sens dans l’homme s’en trouve choqué. Ce qui subsisterait d’objectif dans tout ce fatras est une masse de pré suppositions subjectives due à une cause psychique universelle, une matrice émotionnelle universellement répandue.

L’origine en est une tension affective.

Faurisson est présenté parfois comme « un humaniste » par ses admirateurs sensibles à la naïveté et à l’inconscience.

Exemple : « (...) Mais, à la question que lui pose son père le jour anniversaire de ses 16 ans : « Es-tu content que la France soit libérée ? », il opine et il exprime une interrogation sur le sort du peuple allemand vaincu, tant il ressent une arrogance vengeresse des puissances victorieuses. Qui peut vraiment reprocher à un adolescent un tel élan compassionnel, élan qui commandera le cours de sa vie ? (...) »

Idiotie ! L’Allemagne a-t’elle, au moment où elle jugeait et condamnait les autres, professé la conscience de sa faute ? Qu’on se refuse à savoir les exactions commises par les allemands - car n’est-ce pas c’était pendant la guerre - pour lister les méfaits des vainqueurs, le passé peu glorieux des anglais ici ou là n’excuse en rien les fautes qu’on a commise soi-même.

Il est simplement prouvé par l’extrait ci-dessus rédigé par un proche de Faurisson, l’inintelligence morale, l’endurcissement de celui qui formule de telles pensées. Qu’on retrouve plus tard l’individu Faurisson en négationniste n’est donc pas étonnant.

Cette tension affective, comme celle de toutes les manifestations anormales, n’apparait que chez les individus dissociés, en qui il existe une discontinuité. Elle vient d’être exposée : dès lors les veaux à deux têtes et autres pluies de grenouilles existent à satiété.

Faurisson se pose aussi parfois à la façon d’un témoin de soucoupes volantes : il se présente alors peu suspect de complaisance, doué d’un jugement rassis et d’esprit critique. C’est finalement un cas classique et semblable aux gens normaux qui voient la paille dans l’œil du voisin et non la poutre dans le leur, ce phénomène se rencontrant à son degré le plus haut dans la propagande politique.

Entre conditions personnelles intimes et conditionnements collectifs avec pour réceptacle correspondant « les juifs, les impérialistes, les francs maçons, les bolchéviques, les jésuites » etc. tout cela monte jusqu’aux cieux là où les Dieux avaient leurs sièges. Dieux qu’il se trouvera toujours quelqu’un pour vous dire comme pour les soucoupes volantes, qu’il les a vu de ses yeux vus.

"Il est vrai que" les juifs - en l’état supérieur de leurs connaissances qu’ils nous dissimulent - eux ne se contentent pas d’une inspection objective des usines nucléaires et visent à la mort des goys…. c’est d’ailleurs certainement un miracle s’ils ne nous ont pas tous asphyxiés en asséchant notre oxygène depuis ces millénaires passés à l’œuvre satanique avec la plus grande prudence et la plus grande circonspection puisqu’ils se cachent, les fourbes… on aurait même vu des juifs avec des griffes rétractiles... : intolérable cauchemar national socialiste, concentré de bêtise attristante, de faiblesse épidémique archaïque.

Etrange humeur aussi que de penser que les nazis – tels la lune - auraient été soucieux de nous laisser à voir « leur face la moins agréable », à savoir les chambres à gaz, alors que la face cachée regorge de forêts, d’eau et d’agglomérations ce qu’étaient, comme chacun sait, les camps nazis…

Le plaisir de Faurisson et de ses suiveurs est évident ; d’une façon générale le monde aime les histoires miraculeuses et sur le thème d’un malaise planétaire, cela n’exige pas de fondement rationnel. Dans un monde à l’équilibre psychique et aux évènements calamiteux de la seconde guerre mondiale et devant l’impuissance à les expliquer les rétrogrades sont inévitables.

dimanche 31 octobre 2010

dimanche 5 septembre 2010

Notre décivilisation est en train de s'effondrer.


On nous parle depuis des décennies d'une crise économique dont chacun peut constater qu'elle est un état permanent, pas une crise.

Catastrophes « naturelles », catastrophes de guerres, subjectivismes au lieu de raison et d'intelligence, « progrès » soixante-huitards avec les ébranlements qui en découlent, volontés de connaissance de soi par des moyens venus d'ailleurs, individus manifestant leurs caractérologies plus ou moins agréables à greffer selon qu'on y est préparé ou pas, recrudescence du nationalisme ultra (1) réduisant « l'intégration » à une demande au faciès de se tenir sur la pointe d'une aiguille, autant d'éléments qui ont participé à notre décivilisation.

Notre décivilisation est en train de s'effondrer car une telle « phase » ne peut durer que quelques décennies.

Les émeutes de la faim à venir - y compris dans notre propre pays - excluent entre autres choses la nécessité qui se voudrait inéluctable pour certains fanatiques anti et pro d'avoir à mettre d'accord les français sur le Coran (ce qui nous permettra, justement, de ne pas exclure les musulmans) tout en remettant à sa place le peuple Républicain. C'est ce dernier qui a à mener notre pays de son verbe et de sa lumière - mais surtout de ses images les plus profondes - sans exposer ses ressentiments particuliers, offrant ainsi la possibilité d'entrer en relation avec l'autre sans qu'une minorité ayant entamé une carrière de Saints combatte tout effort culturel sous prétexte de paternité sur l'humanité (2) pour un ligotage de la réalité historique.

La population de ce pays est actuellement menée par un instinct d'imitation des images « des plus cons » dont la liberté d'aveugler autrui est érigée en droit de l'homme, tandis que l'alphabétisation est abandonnée au bénéfice de la dispersion dans des systèmes de modes bruyants - autant de fabriques à criminels - menant à la plus basse forme du contrat social actuellement en activité : rendre l'un content que l'autre n'ai pas envie d'une chose … et la faire pour l'emmerder.

Ainsi si notre décivilisation est en train de s'effondrer c'est bien naturellement parce que l'existence n'est plus supportable pour la grand masse.

Bien que notre monde soit dans un état épouvantable, nos gouvernements et autres arbitres du monde ne connaissent de commandements à nous adresser que « tu dois » tels Le Créateur lui-même. Il est de moins en moins possible de s'y conformer malgré les excès - parfois d'orgueils, tantôt de zèle dans la prostitution - de nos « psychologues des foules » qui se voudraient diriger éternellement nos consciences par aliénation (3).

Tout cela s'est fait au détriment de nos personnalités, de l'union de nos personnalités, en séparant le blanc, du noir, le verbe et la lumière des images.

Mais les images primordiales sont en nous, réapparaissent petit à petit, par influence éthique individu par individu - le plus efficacement dans le combat pour la cause noire - après étouffement par l'inflation psychique « judéo-chrétienne » de porteurs de dégénérescences de tous poils qui font un tel raffut qu'ils pensent que personne n'osera les attaquer. Ceci serait vrai si nous étions des primitifs mais nous sommes beaucoup plus civilisés que l'on nous laisse l'exprimer, avec au fond de nous-mêmes de 150 000 ans à 2 millions d'années d'images que l'on ne peut anéantir, ni testamentairement, ni télévisuellement.

Même si beaucoup veulent que l'on se réunisse autour de leurs conceptions - c'est-à-dire se réunir sur n'importe quoi amplifié à leur convenance - malgré cela, nous allons nous re-civiliser : l'humain est avant tout un être affectif, qui ressent la totalité première et la République comme seul système apte à transformer les communautés et leurs diversités intérieures en diversités de la communauté républicaine. La recherche de la conscience de soi, un soi forcément par nature à la fois sombre ou lumineux, ne peut conduire à terme qu'à un visage originel sympathique à moins que chaque médecin généraliste ne se prenne à l'orgueil de faire de ses patients des athlètes idéaux dans un monde ayant atteint la perfection alors que nous ne pouvons qu'espérer compléter, équilibrer ce monde.

Puisque j'ai évoqué au début de cet article les émeutes de la faim j'en termine en citant le Bureau International du Travail qui a recensé 81 millions de jeunes de 15 à 24 ans créant « une génération perdue » ; ce nombre de jeunes chômeurs devrait augmenter encore cette année … ces jeunes « moteurs du développement économique » aux vies gâchées peuvent « saper la stabilité de la société »…

… dès lors il est facile d'établir - en plus des diverses raisons d'optimismes énumérées plus haut - que ceux qui ramènent tout argent et tout pouvoir à eux sont sur une pente descendante : le futur est moins souriant pour eux, que pour nous.







(1) la misère rendant égoïste et méfiant par instinct mais aussi par prudence devant la montée de quelques mysticismes.

(2) ce qui ne peut être dans un monde interférent ; dans les temps à venir, ils sont nombreux ceux qui devront s'habituer à la neutralité… et à la modestie.

(3) voir la très pénible Elisabeth Levy figure culminante pour tout exemple de représentation d'incompétence et de bêtise pure, cristalline.

Les Palestiniés


Je vais ici exposer aussi bien que je vais le pouvoir ce que je pense de la situation au Proche-Orient.

L'épais voile d'obscurité dans lequel nous sont projetés et d'où nous viennent nos informations, puis nos idées, est important pour les manichéens ; il ne peut en rien influer sur un universaliste pensant autant à partir de l'univers qu'il est, que depuis l'univers qui l'a fait.

Dans un article sur le dualisme j'ai écris : « il y a deux réalités, une objective, l'autre subjective et nous devons tenir compte également du concept de vérité psychologique. Ce concept de nature psychique est une incontournable donnée aux éléments réels constatables, aux faits observables. Il agit sur la discussion rendant différent les plans de l'objectivité et de la subjectivité par ce que Kant appelait la « copule du jugement » (copulation du jugement). »

Ainsi, on aura beau tourner ce phénomène dans tous les sens, pour les juifs, la Judée est une vérité psychologique, vitale, originale, autonome. Pour les juifs sionistes, les conditions ont été remplies pour que l'idée d'Israël se manifeste en force. Les questions qui se posent alors sur les conditions d'orientation et d'adaptation des hébreux à cette situation ne servent à rien : des jeux de lumières objectives et subjectives, comme toujours et partout, universellement, sont activés.

Mais même si rien n'est absolument vrai il n'en demeure pas moins que quand on perd une chose, aucune solution intellectuelle ne peut venir à votre secours : cette chose est perdue ! Cette vérité là est convaincante plus que toute autre.

Il ne s'agit donc pas de rentrer dans un jeu intellectuel : les palestiniens qui étaient là, sur zone, ont vu « leur monde » détruit et en sont irrémédiablement blessés.

Nul n'est prêt à se laisser séparer de la terre qui le faisait vivre, de la maison qu'il habitait, des arrangements historiques et de ses effets qui sont les fondements de son équilibre.

Nul en ce bas monde n'est prêt à accepter que les conditions soient réunies pour décréter l'expulsion de son logement et de son lopin de terre sans opposer une vive résistance. Et ceci où que ce soit sur un plan terrestre… quand c'est tout un quartier qui est touché par une expulsion de masse, c'est tout un quartier qui s'oppose, quand c'est toute une région, il s'agit toujours de la même résistance.

Plus celle-ci se prolonge moins il faut s'attendre à ce que l'indulgence se développe : la résistance se radicalise aussi sérieusement que se développe le chaos dans les esprits.

Les palestiniens sont supposables savoir mieux que quiconque qui sont les palestiniens, certainement plus que ceux qui les empêche de fonctionner en tant qu'habitants chassés des lieux, certainement plus aussi que ceux qui les soutiennent après plus de soixante années de conflit sur le terrain.

Même le plus incompétent des sots comprend cela.

Les idées et convictions qui s'expriment sur ce sujet d'Israël et de la Palestine sont l'œuvre de confréries dont l'expérience n'est pas forcément d'être des palestiniens.

On parle de ces expulsés en mal, comme si le principe qui vous ferait défendre votre logement et votre lopin de terre était le mal !

Qu'en est-il alors de l'action qui vise à vous expulser ? Cette action là est-elle une résistance au pouvoir du mal ? Certes non ou votre éducation de l'esprit est une éducation malhonnête ; vous ne pouvez dans ce cas pas être considéré par autrui comme un ami possible et vous plaindre de votre isolement…

La seule manière juste et légitime de comprendre les palestiniens est de tenter l'expérience en vous même de penser à ce qui vous arriverait si vous étiez engagés par d'autres à devoir abandonner votre tranquillité pour que d'autres accomplissent ce qui est pour eux « un acte de grâce ». Un « état de grâce » vu par ses partisans comme solution la meilleure pour contrebalancer l'incompréhension de sa propre communauté humaine en dressant un rempart politico-théologique complet et suffisant, se basant sur l'incomplétude et l'insuffisance de sa zone d'élaboration.

Naturellement, les palestiniens résistent, tant pour leurs droits que pour se reconstruire, tandis que le lobby pro Israélien explique au monde en quoi consiste un travail de reconstruction qu'il faudrait mettre en place pour que le monde en finisse avec ses imperfections !

Avant que d'appliquer le moindre conseil ou souhait venant de ce lobby il conviendrait d'abord que les choses soient bien mises en place au Proche-Orient !

Nous avons assez de nos propres imperfections et notre propre jardin à cultiver, jardin dont il serait dangereux de vouloir chercher à nous expulser…

Tout cela signifie donc que la façon dont on nous presse de vouloir considérer les mouvements de résistances désespérés des palestiniens comme autant de mouvements terroristes, est une manifestation de terrorisme intellectuel indigne d'approbation pour qui aime les questions directes. Il devrait y avoir un sens des responsabilités lié aux faits tels qu'ils sont, pas aux phénomènes psychiques destinés à des productions littéraires. Au contraire il y a un intellectualisme visant à se dérober sur le chemin de la foi enfantine, c'est-à-dire fantasmant les faits tels qu'on voudrait qu'ils soient.

Les palestiniens sont donc isolés au sens où leur situation souffre d'une mauvaise compréhension ; l'épais voile d'obscurité dont j'ai parlé au début est constitué des reflets de la pensée de ceux qui s'abstiennent de toute complication à leur endroit. Ils sont nombreux. Ils sont nombreux même chez leurs défenseurs. Le plus souvent ils s'expriment autrement - et précisément autrement - que selon ce que sont les palestiniens.

Pour le coup, les complications ne manquent pas.

Pour le coup, quiconque souhaite s'exprimer sur le sujet doit se méfier de ceux qui entreprennent de défendre les palestiniens en état de possession de concepts, dont il est visible qu'ils sont autant de poèmes portant la trace des difficultés avec lesquels ils ont été écrits, sont autant d'échantillons d'instruments visant à des buts compliqués, plus compliqués que la situation d'expulsés des palestiniens.

Parfois même dans certains cas militants, tout semble bon … à un tel point que la contre productivité remplit aux conditions préalables qui ont menés à ce que des juifs sionistes décident de s'installer là !

Ces gens qui « se payent le luxe » de s'honorer à être défenseurs de « La Palestine » agissent avec de telles chinoiseries que le centre d'intérêt primordial de leur activité militante c'est eux, pas les palestiniens.

Je tenais à cet article pour vous transmettre en premier que je considère les palestiniens comme niés, un processus d'élimination psychologique de leur existence - et donc pas seulement un processus par la brutalité des armes - est en place.

Je tenais à cet article pour vous transmettre en second que la prétendue compréhension que certains ont « du problème palestinien » est une compréhension à l'aryenne.

Les seuls qui ont quelque chose à dire sont les palestiniens : ce sont ceux, qu'en fin de compte, on entend le moins.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année aux hommes de tous les temps

Nous sommes en 2010 et Icare continue de vouloir voler vers le soleil avec des ailes artificielles avec pour résultat une catastrophe certaine.

Télédiffusion massive d'images, vocable en tant qu'image verbale, à la manière des primitifs nous ne faisons pas la distinction entre nos images et la réalité et trop nombreux sont ceux qui parlent de Dieu comme s'ils en avaient le pouvoir. Nicolas de Cues lui-même souhaitait exprimer Dieu uniquement sur le mode de sa manifestation ; il se rendait compte que l'esprit humain est inconscient de sa limitation.

De « l'abîme de la déité » au concept de Dieu comme « néant suressentiel » nous oublions tout au profit d'un « Dieu révélé » qui en se révélant cache néanmoins sa nature par ce seul dévoilement : son invisibilité.

La science quant à elle nous apprend que notre cerveau fonctionne sur des bases chimiques autant dire que Dieu mais aussi les mythes et symboles, forces qui avant le 19ème siècle et l'apparition de l'industrie étaient « en dehors de nous » et dominantes se sont à présent "déplacées en nous".

Où est le drame ? Avant elles étaient à l'extérieur donc « gérables » … elles sont en nous à présent et nous les avons oubliées. L'industrie - qui est quelque chose de nouveau pour l'homme - a refoulé la nature en arrière plan.

La nature, notre nature invisible, est obligée de se taire ainsi l'humanité souffre et porte l'ignorance d'un vide qui ne se remplit pas par l'immensité de biens matériels censés en s'additionnant combler tout vide.

Pourtant profondément la nature est aux commandes … nous ne voyons dans les images actuelles que la vengeance de la nature contre l'homme. L'homme représente un danger pour la nature ? les composants chimiques de notre cerveau - qui sont la nature - dont nous ne savons rien travaillent à notre élimination : du nazisme au choc des civilisations devons-nous lister tous les actes où l'homme est la marionnette du diable ?

Ainsi que vous le voyez malgré elle la science matérialiste mène à la métaphysique.

En résumé faites un pas en arrière devant les moyens, termes d'esprit, véritables jetons intellectuels dont on vous remplit les poches et l'âme et sont à glisser dans l'Enorme machine à produire des âneries : notre temps.



Soyez de tous les temps peut-être ainsi passerez-vous une BONNE ANNEE.



vendredi 16 octobre 2009

Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné – redécouverte du théâtre premier, hymne à l’espèce


Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné est né dans un conflit intense.

« Rosa Parks » c'est le nom de cette jeune femme noire qui refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus.

« Dieudonné » c'est le nom d'un Maître Bouffon francophone qui exprime les conflits de son époque à travers des personnages : il lui est vivement recommandé de bouffonner au-dessous de son époque... par des personnages bien réels !

Le Maître Bouffon ne tremble pas, il n'a pas à tomber au-dessous de lui-même.

Traditionnellement ils sont toujours nombreux ceux qui ne tremblent pas et refusent de tomber au-dessous d'eux-mêmes quand le problème de la liberté est une fois de plus à l'ordre du jour.

Nul ne peut se dérober à cette réalité typiquement humaine de l'âme : la liberté pratique n'y est pas cette liberté dont le sens appartient en soi au domaine de la transcendance ; c'est l'unique valeur qu'aucune puissance au monde ne saurait dérober à nos tréfonds.

Ceux qui se condamnent eux-mêmes en s'acharnant sur Dieudonné se condamnent aussi à une continuité traditionnelle de la culture, la condamnant à devenir habitude, paresse, la condamnant à devenir commode et sans pensées pour

- un arrêt donc un recul de la culture,
- pour une infantilisation de la société donc sans action sur la vie,
- donc pour un recul de la vie.

Ceux qui injectent la vie ne sont pas {les illusionnistes offrant les illusions} d'ismes ou d'Etats, ce sont les Rosa Parks et les bouffons ... tels qu'ils existent depuis le début.

Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné

La nuit tombe sur la gare qui s'illumine, le car bien garé en plein centre ville s'ouvre à son public.

Douze rangées de cinq : soixante personnes sont confortablement installées dans de larges fauteuils de car de transport, soixante personnes entourées d'une lourde feutrine noire, regardant un rideau rouge orné de deux marguerites, musique « easy listening », soixante personnes sont coupées du monde... au coin d'un feu.

La représentation est annoncée, la lumière baisse progressivement, apparait l'artiste.

L'automatiquement nazi Mbala Mbala explique pourquoi cet autocar, explique pourquoi il n'y aura pas de jeu de jambes : on ne voit en effet l'artiste qu'en buste, un buste devant lequel sera allumé un feu pour voir son visage s'entretenir avec vous, la nuit.

Voir les mots accompagnés des gestes correspondants : c'est la redécouverte totale du théâtre premier, celui autour du feu de la tribu première.

Outre que ce que j'ai vu ce soir là en tant que réalisation artistique n'est vraisemblablement pas possible pour n'importe quel artiste c'est une réalisation qui ouvre une porte sur un extrêmement précieux : annulation de l'espace, annulation du temps, plus qu'un spectacle, c'est une expérience pour le spectateur.

Pendant une heure chacun vit dans l'intimité de son psychisme l'expérience de notre espèce : le théâtre tel qu'il exista depuis le début.


C'est le théâtre de notre espèce, dont chaque individu est membre, théâtre dans lequel les imbéciles ne comprennent pas ce qui les compose eux-mêmes et font depuis toujours « l'opinion publique » avec leurs désirs payés par nous en catastrophes calamiteuses, alors que - je suis désolé - mais notre espèce est faite pour l'amour, pas pour les imbéciles.

Depuis le début... cela se voit très bien dans l'absolu unité autour du feu.

Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné ?

Une redécouverte du théâtre premier, un hymne à l'espèce, une expérience... qui, pour tous, ne peut se vivre qu'individuellement et c'est d'ailleurs bien ainsi qu'il faut traiter chaque individu : comme tel.



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dimanche 27 septembre 2009

Dieudonné contre les barbares dans SANDRINE


Il est incroyable que dans un monde si riche en Dieux et en racines la femme soit encore bien souvent aujourd'hui « une ombre en dessous de l'homme », obligée par lui à vivre dans un semi-enfer de sottises et de méchancetés, de misères et de violences qui parfois deviennent crimes.

Lorsque j'ai appris que le thème de Sandrine, dernier spectacle de Dieudonné, était les violences conjugales quelque chose en moi s'est inquiété : la condition homme femme - bien plus que tout autre sujet - peut provoquer d'irréparables scissions…

Sandrine c'est le grand retour du couple du divorce de Patrick, dont l'histoire si bien commencé - avec son cortège de projections victorieuses et de joies sensuelles partagées - s'était terminé par la mort du bonheur des sentiments devenus astreintes et contraintes insupportables.

Après la séparation Patrick Boulard passe en jugement pour violences envers Sandrine Boulard.

Nous voici dans un tribunal où les dialogues entre les personnages se déroulent dans un champ de force obscure, un tribunal où les personnages évoquent (le plus souvent en inconscients !) toutes sortes d'impasses rencontrées, un tribunal où les personnages sont autant d'expressions de puissances supérieures avec lesquelles il faut s'expliquer.

Mais le théâtre, c'est le théâtre, Dieudonné fait éprouver au prévenu Patrick Boulard le devoir sacré de se libérer lui-même, de préserver ses droits à son individualité … et ne nous laisse que l'envie de le voir enfermé !

L'introduction à Sandrine sur fond de « toute la pluie tombe sur moi » avec un Dieudonné plaidant qu'il est à la recherche d'un emploi puisqu'il n'a plus de points sur son permis de faire rire, était déjà - puisque Dieudonné parle de son métier - l'introduction à une psychologie des comportements et à ces « drames » que vivent les tricheurs…

Le tribunal avec sa galerie de magistrats angoissants, les membres non moins angoissants du Mouvement contre l'Impérialisme Féminin, le vécu de Patrick et Sandrine autant d'éléments dont l'artiste se sert pour nous rappeler que « ce n'est pas l'homme qui va au théâtre, c'est l'homme qui est le théâtre des choses. »…

Pour finir Patrick pousse la chansonnette du fond de sa prison laissant place à un Dieudonné sur scène : la scène, cet espace infini, son espace de liberté, liberté dont nous ne devons pas oublier qu'elle est aussi notre possibilité.

Avec la voix de Med Hondo, l'unique doubleur noir en langue française de toute une génération, Dieudonné se lance dans l'éducation de son gamin de 15 ans sur le sujet des relations entre deux êtres, sans cachotteries mais sans priver quiconque du bénéfice de la pudeur.

Dieudonné prend l'accent toulousain, vous connaissez la suite, vous ne l'entendrez pas chez Drucker.

Rien à voir avec l'humour pesé des amuseurs autorisés, aux rites primitifs, qui participent à l'écartement entre progrès technique et progrès psychologiques et moraux : Dieudonné a sa vie propre … et ne nous laisse que l'envie de le voir libéré !

mercredi 24 juin 2009

Contre la pensée contemporaine, la parole ancienne ?


Il n'y a plus un sou vaillant dans les caisses des services d'aide sociale et nous n'en sommes qu'à la moitié de l'année. Le bénévolat prévient qu'il ne pourra faire face seul. Les pôles emploi n'ont pas les moyens de leurs actions. Les pauvres errent dans les rues. La France comme toute l'Europe ferme les yeux devant les hécatombes de migrants qui périssent en Méditerranée (200 officiellement en mars 2009 par exemple). Non content de piller les ressources de l'Afrique, le pillage des cerveaux du sud est en œuvre.

Voilà parmi quelques autres, des faits simplement objectifs, inexcusables : des forces agressives venues de tous côtés se livrent à notre destruction.

L'homme d'aujourd'hui prétend pourtant avoir bien conscience de tout ceci.

Mais l’homme préfère parler de la responsabilité d'un autre cela : c'est la faute aux réseaux pro israélien, c'est la faute aux immigrés, c'est la faute aux femmes qui devraient rester à la maison...

Il y a donc dans notre temps un énorme problème d'exclusivité des points de vue : chacun est convaincu que son point de vue est la bonne voie.

Pendant ce temps là le miséreux (parfois le voisin, le frère...) se trouve dans une profonde détresse et n'est pas spécialement remis en selle par les « poètes » qui ont le courage de dénoncer « leurs » responsables du haut de leur « hauteur morale ».

Le voisin, le frère est hélas devenu sans intérêt dans la sphère de certains « humanistes » : l'exclusivité de leur point de vue se détourne du tout ceci .

Et pourtant, qui porte la vie ? Le voisin, le frère, chaque individu – poète ou pas - dans toute la relativité de ses points de vue.


- L'exclusivité des points de vue, les conflits ?

Comme par hasard, rien ne peut les empêcher...

- Aider son voisin ou son frère peut, par contre, être réalisé sans désordre.

Tout peut l'empêcher, comme par hasard…

Il avait été demandé à sœur Emmanuelle quel était selon elle le problème de notre temps et elle avait répondu « c'est moi, c’est toi... ».
On le voit, on le sait, l'opposition est dans chaque homme... mais il a décidé de s'ignorer lui même.

Il a certainement été une autre époque, autrefois, où il existait de bonnes voies, celles qui ont participées à l'évolution de l'espèce, de bonnes voies à proposer contre la pensée contemporaine : la parole ancienne.

Plus personne ne l'écoute mais les vérités qui la fonde sont toujours vraies, du sud au nord, de l'est à l'ouest.



mercredi 17 juin 2009

A religion marketing sublime (inale), église médiatique infernale.


« Je t'ai mis au creuset, mais non pour retirer de l'argent. Je t'ai éprouvé dans la fournaise de l'adversité. C'est pour l'amour de moi, pour l'amour de moi que je veux agir. » Isaïe, 48 10-11.

On pourrait croire que je ne m'adresse ici en citant la Bible qu'à ceux qui dorment en toute tranquillité dans leurs églises ou en cirent les bancs avec leurs culs, ou même, aux croyants des deux autres religions monothéistes.

Pas nécessairement.

Regardez le monde en cette époque infernale ... l'être humain, manipulé, s'abandonne à des pouvoirs ou des contre-pouvoirs qui tombent d'une chaire moderne : le téléviseur.

Comment ne pas les prendre en considération puisqu'ils viennent de si haut ? Chacun s'y abandonne sans jamais se rendre compte que tout vient d'en haut. Lorsque tout est imposé d'en haut d'une chaire, on ne peut en placer une, il faut se taire et écouter, interrompre les sermons des uns ou des autres est un sacrilège. Ce qui est dit d'en haut d'une chaire est la vérité absolue.

La grand messe médiatique fait qu'aujourd'hui le combat politique ne consiste plus, au fond, qu'à être d'accord avec un grand dogme : l'idéal de possession, l'idéal de consommation, en cherchant à savoir qui vous l'accordera le mieux.

Dans cette démarche il n'est à aucun moment question d'examiner ce qui nous plonge dans le trouble, de se questionner en profondeur sur le fond et donc, de trouver des réponses profondes aux problèmes de cette époque infernale.

Il est vrai qu'il faut compter avec la résistance des clergés politico-marchands et leur autorité pontificale. Il ne faut s'attendre de leur part à aucune bonne foi.

Nous ne sommes - pour le moment - qu'un petit nombre d'êtres qui pensent, ne font pas seulement partie d'une Eglise, mais de l'Humanité. Il n'est pas de l'intérêt de ces églises que l'humanité atteigne un quelconque équilibre et que les deux plateaux nord-sud portent le même poids.

Les injustes critiques faites à Dieudonné montrent clairement le deux poids, deux mesures de tout un système.

Système ? Marketing, publicité : immense pouvoir de faire de l'homme un égocentrique sans jamais éveiller le désir d'être - et d'être généreusement - car le sujet n'est que « moi », moi », encore « moi »... refuser de posséder plus, de consommer plus, étant devenu hérésie culturelle : ceux qui refusent s'exposent aux flammes éternelles de l'autre.

Certains pensent que la délivrance viendra par la fin de l'ennemi unique, "le sionisme", véritablement pour eux manifestation luciférienne. J'estime pour ma part qu'ils ne se font guère violence et n'arriveront jamais à faire croire à personne que leur état de profonde agitation n'est pas un autre enfer de souffrance. En tout cas pas à moi et pas aux OGRES Politiques.

Malheureusement nous essayons d'être sincère cela n'est ni facile ni narcotique. Nous nous permettons d'être indépendants d'autant que les gens sont bien libres de faire ce qu'ils veulent sans avoir à nous demander notre avis.

Mais par Osiris que certains se demandent qui a mis le serpent au paradis !
Quand certains affirment de façon plus ou moins subtile que ce sont « les sionistes » qui ont mis le serpent au paradis, il est clair qu'ils n'emploient pas leurs forces pour la liberté mais pour la guerre : car c'est bien Dieu qui a mis le serpent au paradis...

Ils sont dans le conventionnel, ils sont dans la convention et seuls ceux qui pensent dans la liberté peuvent dire des choses qui s'écartent de toute convention.

Je comprends parfaitement que certains vont exploser en me rappelant les martyrs de Gaza et il est fort sage de le faire. Mais ils sont dans un état de guerre qui m'est extérieur : il est certain qu'il faut, pour affirmer sa nature pacifique, être combatif...

Il est difficile dans ce système d'échapper aux conflits.

« Je t'ai mis au creuset, mais non pour retirer de l'argent. Je t'ai éprouvé dans la fournaise de l'adversité. C'est pour l'amour de moi, pour l'amour de moi que je veux agir. »
C'est par la Bible que j'ai commencé cet article : il est en effet difficile d'échapper aux conflits, aux conflits de l'âme... et ce qui est dit là, dans la Bible, est dit par le juge au-dessus de nous, qui n'a pas de juge au-dessus de Lui et unifie ses opposés dans l'homme.

On peut s'en plaindre, mais cela n'a pas de sens ... les chose sont comme elles sont : pourquoi se plaindre d'être humain ?!

Il suffit d'être complet en tant qu'individu, plus complet que ce collectif, c'est à dire, ne plus être un consommateur qui retire de l'argent pour se jeter dans la fournaise de la consommation de gadgets plus chers et plus beaux que celui du voisin pour le dominer ; il suffit de ne plus consommer de prêt à penser professé par des tourmentés aussi étonnants que la dernière poudre à laver plus blanc ; il suffit en somme d'un peu plus d'amour actif pour offrir une paix qui ne sera pas de ce monde tant que chacun pensera pouvoir guérir "les spleen de l'autre" par son mauvais caractère, son caractère mauvais.

mardi 19 mai 2009

De l’anti-communautarisme à la COMMUNAUTE RELATIVE REPUBLICAINE, de la notion de prospérité spirituelle, de la nullité de l’extrême gauche

Ce qui est extravagant c'est que ces bonnes gens dits « d'extrême gauche » qui chantent l'internationale - en levant le poing - ne soutiennent pas l'universaliste Dieudonné.

Dieudonné est même dénoncé par « l'extrême gauche » institutionnelle comme antisémite.

Au profit du lobby néo-sioniste, certes... mais est-ce que tout est dit ?

Non, en agissant ainsi cette « extrême gauche » se coupe clairement de toute association internationale possible.

Pire qu'une erreur, c'est une faute !

On ne peut que déduire que l'universaliste Dieudonné est seul rassembleur du peuple de gauche, de gauche indépendante, c'est à dire non guidée de l'étranger.

Que font les Laguiller-Besancenot et consorts depuis des décennies sinon empêcher les effets d'une quelconque internationale où de se limiter à s'interdire par religiosité la moindre chance de triomphe de leurs idées ?

Ces gens sont surtout occupés à manier l'amour et la crainte comme des religieux : le communisme est donc une foi et même une religion au sens où le communisme a besoin de héros mythiques, besoin qui d'ailleurs ne date pas d'hier et remonte jusqu'au quatrième millénaire pré chrétien avec Osiris.

Que nous a montré l'expérience communiste ?

Un chef « social » légitimant l'oppression plus ou moins complète de l'individu au profit de la collectivité.

Que fait Dieudonné ?

Il cherche d'abord l'amélioration dans l'individu - c'est ma conviction - et pour cela réunit autour de lui tout un monde « de droite à gauche » - influences collectives qui n'ont plus de sens dans notre pays - donc disons, réunit tout autour de lui des gens cherchant l'équilibre du monde.

L'humanité, les nations n'en sont qu'à leurs début : il y a donc bel et bien des gens « d'extrême droite » sur la liste de l'universaliste Dieudonné, liste majoritairement de gauche et déclarée sous le nom de Gauche Indépendante.

Il y a aussi des gens issus de l'extrême droite et alors ?

Encore une fois, Dieudonné réunit tout un monde autour de lui, tout un monde autonome. Ce monde autonome a pour impératif moral - c'est encore ma conviction - de se réunir en cherchant un équilibre républicain selon le concept de COMMUNAUTE RELATIVE :

une communauté authentique ne peut être formée que par des individus autonomes, elle doit donc être une communauté relative, sous la houlette républicaine. Si elle n'est pas relative, elle submerge l'individu et est un totalitarisme.

La vie sur cette terre est faîte autant de joies que de souffrances, nous pensons tous à la prospérité générale. Si nous pensons extrême gauche nous devons penser URSS et si nous pensons extrême droite nous devons penser Allemagne nazie : peu de progrès social, beaucoup de terreur politique.

Chez Les OGRES Politiques, l'individu est au centre de tout comme l’humanité devrait être au centre de chaque homme, le seul progrès, le premier progrès qui concerne chacun d'entre nous, est de s'adapter les uns les autres à nos individualités, de les relativiser.

Ce n'est pas une souffrance : la véritable souffrance viendrait de laisser se mettre en place davantage un système déclarant lutter contre la misère pour que nous vivions des malheurs qui n'étaient pas envisagés au départ par les « révolutionnaires » de 1789... la forme traditionnelle de la misère d'alors si elle a jamais été endiguée, a laissé libre cours à des variantes que nul ne pouvait soupçonner à l'avance : des divorces aux névroses... à 40 % d'hospitalisation en Hôpital Psychiatrique dues au bruit !

La misère a-t-elle jamais été endiguée ?

Aucun gouvernement ne se soucie de nos 7 millions de pauvres qui vont passer à 9 millions en fin d'année.

Aucun gouvernement ne se soucie non plus que la France - 1er pays consommateur d'antidépresseurs - soit victime de misère spirituelle et de pensée contemporaine .

Nous savons donc qu'il existe la notion de prospérité générale mais qu'il existe aussi une notion de prospérité spirituelle.

On ne peut qu'être insatisfait ou inquiet de la situation de notre civilisation, attaquée de l'intérieur, comme de l'extérieur, tel l'empire romain par les asiates et les turcs, n'ayant pas vu venir et pas su quoi faire contre la troisième vague qui lui fut fatale : la corruption des élites de l'empire.

Dieudonné, avec sa liste et de par sa composition même, œuvre sur la recherche de la prospérité générale mais est aussi le premier à évoquer ce qui nous est fatal : la stagnation spirituelle, la pensée contemporaine et à mettre en avant en l'incluant comme remède la prospérité spirituelle.

Notre sauvegarde passe par notre soutien à Dieudonné : ceux qui s'y opposent ne sont que des partisans de la régression.

Peut-on imaginer un prophète ou un sauveur authentiques en nos temps de télévision et de télé-reportages ? Il serait mort en quelques semaines n'est-ce-pas ?

Trois citoyens inscrits sur ces listes ont reçus des menaces de mort.

C'est la réponse de ceux qui ont placé leurs espoirs dans une absence de réponse à tous les problèmes... et qui « savent reconnaître » la « vérité antisémite » dans la quenelle anti-sioniste enfoncée dans le bas du dos (à l'intérieur même de la personne...) de dieux coléreux ayant des volontés qui ne sont définitivement pas celles de l'humanité.

Notre sauvegarde passe par notre soutien à cette liste oui, mais aussi passe par le soutien A CHACUN de ses représentants.

Ce sera en tout cas la démarche individuelle de chaque OGRES UPC, contre le communautarisme, pour une Communauté Relative Républicaine telle qu'elle vient d'être ici conceptualisée.

A moins de préférer le divorce ... de supporter de vivre dans un matérialisme névrotique, de supporter de vivre dans une véritable civilisation guerrière de consommation, de supporter de vivre dans le culte de la consommation de jouissances malsaines instaurés par les médias politico-marchands-menteurs qui ne visent qu'à l'arriération morale du plus grand nombre.


Rammstein - Buck dich - Live aus Berlin
envoyé par TottyLottie. - Clip, interview et concert.

dimanche 19 avril 2009

De la CONNAISSANCE DE SOI à l'AMOUR ... UNIVERSEL




Suite à ce message d'information de la petite équipe des OGRES UPC dans le Téléscript'OGRES,


INFO pour ceux qui ne savent pas ou nient l'origine africaine de nos comportements modernes

http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/06/16/01008-20070616ARTFIG90773-des_parures_en_coquillages_de_ans_au_maroc.php

même sujet autre lien, plus complet

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=4162


Et pour achever les plus tenaces .... pensée symbolique et capacités cognitives

Merci de votre attention.

Un article de notre Chroniqueur.

Bonne lecture à tous !



Après consultation de ces liens sur la découverte en Afrique de parures vieilles de 82 000 ans, un article s'impose.

Tout d'abord, un symbole n'est pas un simple signe, c'est un travail sur l'objet, un travail technique, issu d'une volonté de domination des forces naturelles pour les transformer en « utilisable », c'est le signe de fonctions solidement organisées, le signe d'une activité culturelle, d'une pensée intellectuelle, le signe enfin de l'organisation première de la société humaine.
Quel crétin osera dire après cela que l'homme Africain n'est pas entré dans l'Histoire ? Il faut au moins un crétin élu pour cela…élu par des crétins, de ceux qui, depuis quelques siècles, répriment l'élaboration et la formation de symboles individuels sous couvert de confessionnalisme ou de traditionalisme (religion d'Etat etc) : des "ismes", encore...

L'humanité, depuis toujours, participe de cas d'espèce, des mêmes douleurs, d'une fausse impression d'isolement de l'individu : fausse impression car un problème humain est un problème général, il est le problème de tous, depuis toujours ; cette seule évocation fait vibrer quelque chose en chacun d'entre nous... le fond humain de toute situation individuelle n'est unique qu'en apparence, la souffrance de chacun est décidément la souffrance de tous, ne dit-on pas : « c'est la vie, nous en passons tous par là » ?

Nous le disons. Prenons-en conscience.

S'il est vrai que l'Europe est marquée par le Christianisme, elle l'est aussi par ce qui était avant ... tout cela n'est en définitive que de brefs instants dans l'histoire du monde, l'histoire de 150 000 à 200 000 ans de vie en tribus après 2 millions d'années d'évolution de l'Homme : ceci se manifeste de façon très visible...

Il n'est rien qui n'ait son histoire, le Christianisme empreinte beaucoup dans ses symboles {(Jésus sur la croix ? Totem. Mangez ceci est mon corps ? Distribution à la tribu de petits morceaux de l'animal totémique. Vierge Marie ? Mère nature qui doit rester vierge pour nourrir ses enfants. Etc)} à son passé païen qui semble obscur... Mais que souhaite l'homme d'aujourd'hui ? Connaître son passé, savoir ce qui s'agite en lui, regarder ce qui a été banni moralement car l'abîme est proche... l'homme d'aujourd'hui doit s'enquérir de ce monde d'avant pour être complet : il a besoin de connaître ses profondeurs, il a besoin de l'Afrique.

Et pas seulement parce qu'il est noir.

De l'ornement d'ocre rouge du coquillage à la garde de l'épée - rouge - la couleur du sang est la seule chose sérieuse, le sang le seul enjeu, le seul "pétrole" à respecter qui peut nous permettre d'enjamber l'abîme entre le contemporain et l'ancestral, entre l'homme et l'animal en lui. L'animal ne fait qu'accomplir fidèlement la volonté du Créateur, ce dont nous devrions nous mêmes être capables pour nous réaliser en totalité : il s'agit ni plus ni moins de nous aimer nous-mêmes, pour comprendre ce que nous sommes et comprendre qu'il importe que nous aimions ... autre chose que des colliers de coquillage, autre chose que des coupes d'or, autre chose que des artifices : nous-mêmes, soi, notre âme, notre conscience, comme une étoile dans le ciel, une île dans l'océan, soi, à travers qui, je viens de le dire, nous connaissons l'humanité toute entière, cet océan, ce ciel étoilé.



Jean Gabin JE SAIS
envoyé par marylin747

Dieudonné J'ai fait l'con : JE VEUX !


Certaines naïvetés concernant le mal ont fait leur temps.

La politique de l'autruche des médias face à la réalité du vécu de la population - politique qui n'affecte en rien le mal puisque se contentant de lui tourner le dos - est aussi méprisable que tous ces individus qui ont peur du mal en eux, de leur propre ombre : il est prudent de n'aller nulle part avec de tels couards !

Le fonctionnement orienté des médias exige une contre position : cette contre position, cette coupure radicale, cette volonté d'indépendance, c'est Dieudonné.

Contre les « analystes professionnels », professionnels d'eux mêmes, incapables d'apporter autre chose que des préjugés incompatibles avec l'idée même de vie civilisée, une bonne cure de franche rigolade, un traitement humain de qualité supérieure est nécessaire : il s'agit de rester en vie, de rire, de rire à en mourir.

La vis comica de Dieudonné est t-elle valide, est-elle correcte ?

Aux détracteurs de Dieudonné répondons qu'elle prouve sa validité par son existence, comme l'ornithorynque… la volonté du Créateur n'a pas à être vraie ou fausse : l'ornithorynque existe, le Créateur ne l'a pas exclu, et, dans la foulée, il nous a balancé la possibilité d'un Faurisson, sorte de dindon quant à lui, glouton, capable en faisant la roue de vous faire disparaître six millions de morts sans se croire dans l'erreur : phénomène relevant de la psychiatrie, ignorance ou mensonge délibéré, dont le patient s'étonne encore de l'insuccès ! C'est pourtant un fait établi : on trouve de tels délirants à toutes les époques… et pour ce qui est du délire les aventures de Dieudonné avec le monde médiatico-politique en sont un sacré, de délire ...

... Les médias et leur corporatisme d'Etat fasciste Mussolinien, l'Etat et ses gesticulations théâtrale héroïque en plein crépuscule des dieux bancaires, cette anarchie des affaires où règne la ruse et la violence, tous ces jean-foutres qui répandent la guerre en se jurant pacifiques après des massacres historiques, ce monde où l'on hurle qu'il faut s'armer et attaquer pour la paix : ces gens - rendez-vous en compte une fois pour toutes - sont des négationnistes qui nous amènent vers la mort en jouant les sauveurs.

Que le diable les emporte !

Le DVD serie limitée avec bonus "affaire faurisson" est disponible uniquement par correspondance pour 30 euros frais de port inclus par chèque à l'ordre de Bonnie productions, TMO (DVD) 15 passage de la Main d'Or 75011 PARIS

JE VEUX !

lundi 23 février 2009

Dieudonné, Roi des Bouffons contre la méfiance, le viol et la terreur.


Consommons en attendant la mort ...


Nous dépendons de la liberté d'expression, cela je l'ai déjà dit ici ...


... Liberté d'expression : de Job à Dieudonné http://tvdieudo.info/upc/article.php?id_article=175


Il n'est pas question - en cette matière comme dans bien d'autres - de se contenter des miettes du gâteau originel, cosmique, de la culture humaine, réservant le festin à quelques-uns, quelques-uns aux inspirations orientées, puériles, qui tendent des frontières issues des obsessions de leurs intimes personnes et n'acceptent que ne soient servies au public que de petites parts qui sont autant de flagorneries et d'autobiographies : cela est grotesque, cela est immoral.

L'expression dépend de l'inspiration, l'inspiration est une chose naturelle qui jouxte et complète les faits naturels fondamentaux.

Il est vrai que certains préfèrent le cloisonnement : mettre de la merde, dans une barquette, quelque part entre arrogance et dérogation pour la plèbe, il s'agit bien là d'une obscénité qui ne dissimule aucune sainteté, comme l'on voudrait nous le faire entendre.

Ce qu'est en train de devenir notre pays, notre art, sous la coupe de tels individus qui tarissent l'esprit ?! De la merde, de la merde en barquette.

Et c'est cette étroitesse de commande, cette étroitesse mentale que l'on voudrait nous faire passer pour caviar sur lit de sel ?! « Bon appétit Messieurs, Ministres intègres ! Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison !…. »

Autant entasser de la dynamite, se moquer du suintement : tout le monde sait que cela va exploser, mais la règle est « chacun pour son compte » et si nul ne veut l'explosion, nul ne semble vouloir l'empêcher.

Dieudonné, humoriste militant, Roi des Bouffons et Bouffon des Rois, n'a cure des projections sur autrui, et, en ce bas monde où la manipulation politique domine toute activité, l'interdiction de ses bouffonneries a un but : empêcher la connaissance de soi pour éviter que la projection politique, la manipulation politique, apparaisse à la masse ; celle-ci pourrait prendre conscience que certaines valeurs culturelles ne sont ni naturelles ni intellectuelles, elle pourrait prendre conscience que l'abaissement du niveau mental par manœuvres diverses a certaines finalités : unilatéralisme, despotisme... tout ça pour finir dans le gouffre ! Risible...

Cette démarche qui consiste à convaincre la France entière que Dieudonné a tord non seulement est {une mauvais manière} mais aussi cela dissimule - où plutôt révèle beaucoup - sur quelques uns qui lui font des procès...

Car enfin, Dieudonné est un Bouffon majeur et, en cette période de Mardi Gras, sachons nous souvenir que ce jour est celui où le pauvre devient Roi et où les Rois sont des Bouffons. Et qui peut contester l'intérêt dans nos sociétés de prendre le temps de rire pour regarder les choses sous un tout autre angle ?

Ne l'oublions jamais, n'oublions jamais : « Là où s'arrête l'amour commence la méfiance, le viol et la terreur. »



dimanche 28 décembre 2008

De Faurisson au Code Noir, du détournement du conventionnel vers la délivrance : Dieudonné.



Faurisson, un homme tombé dans ce qu’il y a de plus obscur dans l’âme, un homme dont une idée non naturelle s’est emparé, et qui dit idée non naturelle dit malédiction. Faurisson, un personnage digne de Faust et de sa damnation, un personnage dont on pourrait franchement être ennuyé d’être le parent, dont on éprouve le besoin élémentaire de se séparer comme du fantôme d’un funeste disparu … Dieudonné vient de l’embaumer dans le mausolée de son prochain DVD, qui sera glissé chez vous d’ici peu tel un cadavre de Lénine sous la lourde armoire du salon.

C’est cadeau.

C’est aussi la destinée de Dieudonné.

Ce n’est pas la première fois que la force créatrice de Dieudonné puise dans les figures mythologiques, use de matériaux monstrueux et de paradoxes angoissants, de choses que l’on cache à l’homme où dont l’homme se cache.

Certains oublieront bien volontiers que la biographie personnelle d’un artiste est secondaire pour l’essence de l’art. L’artiste plonge dans les secrets de l’âme de son époque, prête forme à ce que chacun s’interdit en conscience : l’artiste est au dessous de son œuvre, Dieudonné en fait suffisamment le geste sifflé sur scène, dessinant de ses bras quelque chose au plus haut niveau, au-dessus de lui-même.

Il n’existe d’ailleurs pas d’interview de Dieudonné où celui-ci livre l’interprétation de son œuvre : il nous l’abandonne et va vers son avenir d’homme collectif, c’est là son office : « Etre multiple ».

Ce n’est pas Dieudonné qui décide qu’il est un artiste : c’est son public qui n’a que faire de l’humour infructueux, sans dynamisme, sous contrainte morale, insupportable d’ennui et stérile dont on nous abreuve quotidiennement par convention.

Se sauver des conventions est une urgence, c’est pourquoi il existait autrefois des bouffons…certaines choses ne pouvant être exprimées que par le démoniaque ou le divin d’un esprit agissant autrement.
Lourd fardeau que celui du bouffon, selon ses capacités.

Le primitif le jugera possédé soit par le démon, soit par Dieu selon ses conflits intérieurs.

Dieudonné porte un lourd fardeau, dangereux pour l’homme personnel Dieudonné d’où jaillissent des créations impersonnelles sur les convictions, les méthodes collectives, les voies auxquelles l’époque nous accroche.

Et pourtant sans Dieudonné l’humour aujourd’hui en France tomberait dans le dépouillement le plus absolu.

Par code.
"Je ne suis pas d'accord avec toutes ses thèses, explique-t-il au JDD. Il nie par exemple la traite des esclaves organisée depuis l'île de Gorée, au large de Dakar. Mais pour moi, c'est la liberté d'expression qui compte." Et de résumer sa prestation à "une performance humoristique, de l'art contemporain".

jeudi 11 décembre 2008

Liberté d'expression : de Job à Dieudonné


"Il y a des limites à la liberté d'expression."


Quelles limites dans l'expression faudrait-il imposer à six milliards d'individus particuliers dans le cadre de l'évolution de l'humanité, toujours en cours ?

Qui, quel humain se croirait en droit de ressentir les limites à la liberté d'expression ?

Quel être surhumain d'une extrême susceptibilité personnelle exigerait que tous cèdent à certaines exigences morales qu'il se croirait en droit de ressentir pour tous ?

Quel homme, quel être surhumain, quel Dieu serait-ce alors ?

 
Un Dieu à louer comme Juste mais qui aimerait jalousement se l'entendre répéter ?

Un Dieu méfiant, s'imposant, de force, à tous ?

Ce Dieu me paraîtrait habité d'éléments distincts qui lui donnerait une personnalité finalement bien humaine : je recevrai fort mal que cette personnalité s'estime en mesure de venir me dire que je lui dois des comptes.

Ce n'est certainement pas à l'amoralité d'un chef de tribu archaïque que l'on a des comptes à rendre et certainement pas dans le domaine de la culture humaine.

Comme je l'ai dit récemment, la culture humaine naît dans les sources de l'imagination, les sources de l'inspiration, les pensées, les pensées de fantaisie, le jeu.

C'est de cette libre ouverture sur « ce qui nous vient à l'esprit » que dépend la culture humaine.

Nous en dépendons, c'est toute la beauté et la grandeur de la culture humaine.

Nous en dépendons, c'est toute la beauté et la grandeur des sources de l'imagination, des sources de l'inspiration, des pensées, des pensées de fantaisie, du jeu.

C'est aussi se rendre compte à quel point nous dépendons de la liberté d'expression.
Dieudonné, comédien, humoriste, a face à lui, une fois de plus, de Justes Divinités qui exigent qu'on les maintienne à tout prix de bonne humeur...

C'est en ces circonstances, qu'on a une personnalité ou que l'on en n'a pas.

Que certains soient possédés par leurs images plus qu'ils ne les possèdent, que certains aient une dépendance totale et absolue en certaines choses, ne suffit pas pour que l'on se serve de ces bases pour rendre la Justice Absolue !

Cela, c'est l'expression de l'injustice TOTALE.

Les « propriétés personnelles » des uns et des autres ne mettent personne en relation : ce sont des cassures, des FRONTIERES.

Nous sommes six milliards d'êtres humains, c'est notre seule totalité.

Nous dépendons de la liberté d'expression !

Nul ne sait ce qu'il adviendra de l'homme, nul n'est un Dieu : le contradictoire et ce qu'il inspire est le seul moyen capable de faire de nous un jour, des êtres Justes...

... à moins de préférer la mort.


* * *





"En vérité, je sais bien qu'il en est ainsi : L'homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? Quiconque s'avise de discuter avec lui ne trouve pas à répondre une fois sur mille ... Recourir à la force ? Il l'emporte en vigueur ! Au tribunal ? Mais qui donc l'assignera ? ...
Car ce n'est pas comme moi un homme : impossible de discuter, de comparaître ensemble en justice ... Il peut me tuer : je n'ai d'autre espoir que de justifier devant lui ma conduite."

Le Livre de Job - Job 9 et 13