dimanche 20 avril 2008

Du soi disant primitif à l’homme moderne, l’intelligence adéquate de l’Etre Humain

Comment parler de l’homme originel, de celui qui fut à un âge sur lequel se projette davantage de convictions que de connaissances ?

Homme veut bien dire Humain et il a bien fallu que l’affaire commence par un bout : le psychisme qui détermine ce qu’est « Etre Humain ».

L’homme a d’autres restes que son corps de chair et de sang : son psychisme aussi a évolué, ou pour être exact, a subi un processus de différentiation.

Ce processus est l’évolution : la nature cherche sa voie, l’homme a trouvé beaucoup de façons de ne pas conserver le feu avant d’en trouver une seule qui le fasse, transmissible, et vogue la galère…

Une question se pose : ce que vivaient les premiers hommes est-il plus absurde que ce que nous vivons ?
L’homme moderne utilise un couteau pour la viande, un autre pour le poisson, l’homme originel pensait maléfique l’emploi du fer au lieu du silex pour gratter une peau de bête, quelle différence ?!

 
Une différence : « une autre hypothèse » sur les faits.

Tout d’abord nous voyons que la façon dont l’homme originel expliquait le monde montre sa capacité à la concentration qui nous a mené à aujourd’hui ; nous avons cette même concentration en pensant à demain.

Ensuite il ne faut pas se convaincre de choses floues : notre façon de voir l’homme originel si nous connaissons nos POSTULATS - en vérité - simplifie l’énigme que représente nos origines.

L’homme moderne est convaincu par la raison que tout est naturel et explicable : ceci est sacré et n’est à aucun moment remis en cause, soit…le surnaturel n’a donc pas sa place.

Le fonctionnement des atomes est pourtant un monde de bien étranges phénomènes, constatés, mais pas expliqués !!!

Les atomes ont à se plier à notre raison, impérativement, par quel surnaturel arbitraire, allez savoir… c’est un hasard que les atomes fonctionnent en atomes diront les maîtres en causalité.

C’est une réponse qui dépend de la raison, et le raisonnable n’explique pas le hasard… ne nous énervons pas, ne nous énervons pas comme si nous parlions de surnaturel, comme des « sauvages » de grâce… éprouver un tel ressenti quant au hasard est un ressenti quant au surnaturel : attitude primitive.

Si nous sommes les fruits du hasard en tant qu’Etres Humains nous devons bien admettre aussi – nos vies le prouvent - que le hasard est imprévisible.

Les premiers hommes se posaient ils la question du surnaturel où l’environnement qui était le leur les avait-il habitué à l’imprévisible ?

Le hasard leur semblait-il frapper de façon arbitraire ? Que quelque chose se passe ou ne se passe pas, par hasard, dit peu de choses.

L’homme originel devait faire face à la réalité : s’agissait-il en lui de croyance en un surnaturel ou plutôt de la « logique » d’un arbitraire du hasard ?

L’homme originel connaissait la nature, mieux que nous, et pouvait se demander le pourquoi de chaque évènement par une dépendance causale aux faits de la nature…là est une « raison ».Vivre avec ce qui existe, éviter les trous dans l’ordre des choses, sécuriser l’ordinaire imprévisible par « la magie » pratique, logique pour remettre les choses en ordre : très possible qu’il en fut ainsi.

Et quand on sait ce qu’on sait sur les atomes, qu’est ce qui ne serait pas possible ?

Tout est intelligence adéquate.

Si en ville oublier quelque chose vous perturbe, vous faisant manquer tel ou tel acte, dans la nature, cela vous tue.

L’homme originel était EVEILLE, il ne se passe que ceci : l’homme moderne veut être le maître de toute chose, mais sans le soleil, il ne serait rien.

Les actes religieux, les croyances, la magie, en définitive ont été pensés : l’homme originel offrait son corps et son esprit à la force magique, la force de vie, aujourd’hui certains remettent leur âme à Dieu.

L’homme originel faisait, celui d’aujourd’hui tente d’expliquer ce qu’il fait, voilà tout... l’intelligence adéquate ne se commande pas : c’est un coup de massue de la nature (voulu par Dieu ?) qui devrait nous pousser à casser certaines commodités et leurs tiroirs qui se manifestent, par raison, dans notre environnement chrétien lumineux, SURTOUT LE DIMANCHE, par superstition !!!

















vendredi 28 mars 2008

Vers une métamorphose de la pensée : des droits de l’homme au niveau de vie, le combat de demain.




Trop d’éléments psychologiques se sont engagés au cours de l’histoire humaine : la situation dans laquelle se trouve notre monde fait que les états écrasent les particuliers en offrant à chaque âme humaine des illusions.

Vie sociale, vie politique, vie artistique, vie philosophique ont crées un chemin vers la fin du monde, ce que l’homme a engagé d’amour dans ses images le mène à l’autodestruction.

Ce qui s’est construit sur des millénaires ne peut se défaire d’un coup de baguette magique.

Cependant, sur tout cela peut peser une influence nouvelle.

Nous avons, devant les bouleversements mondiaux annoncés meurtriers, devant les catastrophes « naturelles » prévues, qui vont décimer des populations entières, une vision claire des motivations vraies de l’homme et chaque jour des individus en prennent conscience.

Les occasions ne manquent pas, les occasions ne manqueront pas, qui feront que l’homme s’inquiète et s’inquiétera des intentions secondes des dirigeants en règne.

C’est chaque particulier à l’avenir, qui, tout naturellement, répondra aux appels à la mobilisation pour sauver le futur en agissant avec d’autres êtres humains dans la même disposition d’esprit : pas d’intentions secondes, pas de fourberies.

Il n’y a pas à désespérer ou baisser les bras : dans le processus de différenciation qu’est l’évolution – toujours en cours – le social, le politique, l’artistique, le philosophique ne sont pas destinés à stagner, avec leurs contenus signifiants, éducatifs, liés aux nécessités de l’évolution même, mais sont destinés à évoluer.

Féconder l’humanité par des mythes, c’est terminé.

Nous vivons une autre ère, qui a des allures de fin du monde, mais porte en elle des allures de renouvellement, ce renouvellement étant issue de la volonté de survie de l’espèce, une volonté inconsciente et primordiale face aux menaces de la technologie et de cette conscience occidentale contemporaine, malade, et, pour s’en convaincre, il suffit de regarder les médias : « de vrais malades »… qui ne s’est - au fond de lui-même et en toute honnêteté - pas encore rendu compte de ce fait ?!?

La cohésion humaine reste vivace face à l’arbitraire géographique, l’arbitraire religieux, l’arbitraire ethnique, l’arbitraire social, l’arbitraire politique, l’arbitraire mémoriel…

Beaucoup d’arbitraire n’est-ce pas ?

C’est là la faille du système tout entier : "chance" extraordinaire pour une métamorphose de la pensée !

Car de tous les éléments psychologiques engagés au cours de l’histoire humaine et, malgré la situation dans laquelle nous nous trouvons où chaque âme humaine se fait bercer par des illusions et des systèmes policiers de terreurs, chaque homme a en lui, par cela même, des aspirations plus fortes que tout le reste : l’homme aime son prochain, en a besoin, veut échanger et partager dans une société libre.

Les intentions secondes, les corruptions, qui sont au premier plan, retrouveront leur place loin derrière au profit du plus proche : l’homme, avec lequel l’homme est entassé par le système ! Quelle dérision !


Cet idéalisme là ne s’est jamais éteint au fond de l’homme, mieux, c’est sur le chemin de sa perte que l’homme va découvrir le feu, le vrai, celui qui ne s’est jamais éteint, puisque nos flammes nous unissent malgré les créateurs professionnels de dépendance, les exploiteurs de faiblesse… précisément, la faiblesse de l’un attire la force sympathique de l’autre, l’enchaînement (stricto sensu) amène aux rapprochements contre de tels commandements, la distance que l’on veut mettre entre les hommes par l’étatique fait se poser aux gens la question de « qui a décidé cela, qui tire les ficelles ? » non pas dans l’ombre, mais de l’ombre.

La nature profonde humaine vaincra, par une métamorphose naturelle de la pensée humaine, sans subordination et sans humiliation des uns au profit des autres : l’homme a envie d’apprendre, est fait pour évoluer nul ne peut décider pour toute l’espèce du niveau de vie des uns et des autres, phénomène qui tire actuellement vers lui toute la vie.

C’est le droit au niveau de vie et les critères de son idéal qui vont être au centre du débat dans les années à venir, le droit au niveau de vie sera le combat de demain, et cette fois il s’agira d’un authentique combat pour les droits de l’humain, pas pour les droits d’une masse d’humains découpés en unités sociales plus ou moins méritantes et manipulables, non : il s’agira bien d’une métamorphose de la pensée humaine, pour tous les humains sans que les Etats et les personnalités oppressantes camouflés derrière des "déclarations" pour tous qui les manipulent et dont le plus grand nombre est exclu dans la vie réelle, puissent continuer à nous pourrir la terre et … la vie.
























mercredi 5 décembre 2007

La Crise des Lumières

L'histoire des idées est une vaste histoire, pour le moins.

Le siècle des Lumières tire quant à lui son nom du mouvement intellectuel, culturel et scientifique connu sous le nom de Lumières. Il correspond fondamentalement au XVIIIe siècle européen.

En tant que Catholique, l'innocence, la spiritualité des peuples a ma préférence.

La science, mise en avant avec la raison, a, durant cette période, écartée l'innocence et la spiritualité des peuples, faisant de ces deux éléments, des éléments marginaux.

La science et la raison sont des éléments pensés par l'homme, les surestimer, considérer l'apparition de la vie sur terre comme un épiphénomène de la chimie du carbone, ne fait qu'expliquer de façon restreinte, par des processus physiques connus, rien d'autre que des apparences issues d'observations empiriques.

Dans un monde où la religiosité de l'homme est prouvée - et donc pas l'existence ou l'inexistence de Dieu - que peut bien être la raison ?

La raison est-elle le combat contre l'irrationnel ?

Si la raison est le combat contre l'irrationnel, la raison est un combat contre l'homme.

Je rappelle à chacun que la science, la physique par exemple, constate, mais n'explique pas, propose des théories qui ne font que mettre en équation des constats.

Je rappelle à chacun que notre volonté, notre intelligence, réunit les contraires.
La période des lumières est donc bien une crise.

Notre ami Milton - qui n'est pas sans s'en référer à la pensée Kantienne dès que la chose est possible - approuvera certainement que si les hommes apprennent à se connaître on devrait aboutir à « un état de paix universel sans concurrence et animosité. »

Revenons sur la religion dans notre sphère judéo-chrétienne et ses prétentions illégitimes à l'universalité.

Autant que l'on puisse remonter dans le temps, « la croyance en des faits historiques ne peut pas aller plus loin que jusqu'où on peut vérifier l'authenticité des données. »

La répétition d'actes ecclésiaux n'est pas non plus garantie de vérité...

... il arrive que la croyance soit en phase avec la nécessité morale : l'idée morale du royaume de Dieu sur la terre, mais c'est le paradis, pour sûr !

Mais à part multiplier ses richesses, se servir de sa puissance pour dominer, l'église n'a fait - par contamination psychique - de l'homme qu'un esclave vivant dans la peur, dans les cités de la peur.

Etre civilisé, c'est se fondre dans un collectif qui respecte les besoins profonds de chacun.


A bien y regarder de plus près, la période des lumières qui nous aurait « éclairé » a fait couler beaucoup d'encre, mais n'est véritablement qu'au service de l'inhumanité car elle ne tient pas compte... des autres.

Quant une période - dite des lumières - n'a pour but que d'imposer et soumettre, cela implique qu'est dissimulé ce que nous sommes, pour paraître exactement ce que nous ne sommes pas.