samedi 1 novembre 2008

Et pourtant, elle allaite son enfant mort… Dieudonné, une construction universaliste 100 % sans compromis et sans asservissement.

Le sketch de Dieudonné sur cette mère pygmée qui allaite son enfant mort nous a tous saisi. Tous, d'autant que les pygmées ne sont dans ce sketch reconnus que comme des nuisibles.

L'émotion est intense, les spectateurs, qui ne savent pas ce qui en eux même crée une telle émotion, le font savoir à l'Artiste, invariablement, après chaque représentation… facteur moral ? Oui car quel édifice éthique permet cette mort, dans l'indifférence, et que construisons nous, là-dessus, si ce n'est un édifice barbare ?

Rien ne rend plus barbare que la recherche du profit : la forêt est efficacement rasée, le pipeline est efficacement installé, personne ne vient troubler efficacement la fête : meurent les pygmées, le fait est naturel, voilà la vérité.

Nous sommes donc, de toute évidence, devant une « vérité construite » par et pour toute une civilisation :

faire vivre des milliers de gens avec ce pipeline en en faisant crever quelques milliers d'autres, nous l'acceptons.

Accepter ce pétrole, c'est s'asservir, et ce sketch, s'il met mal à l'aise son public, c'est peut être parce que nous acceptons beaucoup, beaucoup de tout, beaucoup de trop et nous asservissons d'autant.

Il se trouve que la morale est une fibre essentielle de l'humanité qu'un Moïse peut proclamer, mais elle reste, têtue, une fibre naturelle sans laquelle la naissance de Moïse n'aurait pas été possible, faute de cohérence chez les premiers humains : la morale est donc aussi vieille que l'humanité en tant que telle, aussi vieille que les pygmées eux mêmes, et a ceci de particulièrement curieux de cesser, tout à coup, en dehors des « frontières construites » par et pour toute une civilisation…

Dieudonné a ce talent : universaliste sans compromis il confie l'homme à l'homme, authentiquement, et s'il ne prend pas sur lui - tel le Christ - « les péchés du monde », il se réalise en Bouffon qui lui sait que le Christ, extérieur à chaque individu, est mort pour des « péchés » qui restent eux aussi extérieurs à chaque individu...

...et pourtant, elle allaite son enfant mort.



Galilée
envoyé par discobole




samedi 25 octobre 2008

Ayez foi en vos rêves de petits humains !

Des millions d’années, des millions d’images, que nous avons choisies, entre amour, peur, réalité matérielle, voilà ce que nous sommes et une seule créature sur cette terre peut établir ce qui a un sens : l’homme. Sans cerveau, pas de sens. Mais le sens ne semble pas pouvoir être connu par des êtres de conscience, le monde physique et ses coïncidences, voir le Dieu créateur, étaient là en premier, et de cela nous découlons, de cela nous venons.

Après ces millions d’années, aux images l’homme d’aujourd’hui préfère les mots, les redoutables « ismes » dogmatiques, aux faits.

Il n’est pas besoin de pratiquer des années de yoga ou de réclusion dans un monastère pour comprendre que ces préférences nous éloignent de la totalité, de l’universel.

Pourtant, une passion vivante a « tenu » l’homme de par les siècles : une nostalgie spirituelle, l’expérience de millions d’années sans « conscience de soi » dans la totalité, dans l’universel.

A cause des « ismes » l’essentiel nous échappe, et nous en avons plus que jamais un réel besoin.

Il s’agit d’un besoin de vie intérieure, cette vie libre, qui n’est pas une maladie, n’a rien d’effrayante, n’est pas subjective, car le subjectif qu’il soit spontané ou délibéré étant arbitraire, n’est pas totalité.

Nous avons construits un monde, le monde occidental, un gigantesque édifice mental, malade, mais au fond duquel vit encore un espoir immense.

Cet espoir est de parvenir à la totalité par des images intellectuelles, pour être des hommes dignes de la situation originelle.

Malheureusement les images des maîtres en « ismes » sont des images d’êtres faibles, habités de bas instincts, loin du grand art de la vie avec les choses réelles.

L’art de la vie est un rêve, un rêve méprisé car exigeant : il demande de l’humilité, qui est a priori inaccessible à la masse occidentale, fière et dominatrice, affairé à l’agitation permanente de ses connaissances et pourtant, pourtant, Ô combien prête à en savoir infiniment plus !

Les mouvements humains, dans tous les domaines, apportent à l’occident d’autres valeurs, qu’il s’active à mettre au bûcher tant il est vrai que l’occidental se considère, depuis les grecs, lui, supérieurement intelligent ayant trouvé chez d’autres, de bonnes idées… comme lorsqu’il base sa médecine sur les expériences millénaires des tribus « primitives » qui ont, elles, au moins, une intelligence en adéquation avec leur environnement, ce qui n’est plus depuis longtemps notre cas, nous qui n’arrivons pas à rouler en voiture dans nos villes pourtant prévues et aménagées pour la circulation automobile…

Le système contemporain occidental, sa pensée, sont un marécage où l’on brame à qui mieux mieux comment les choses devraient être sans jamais avoir vu les choses comme elles sont…l’« amour » Judéo-chrétien pousse l'occidental s’il est croyant à se plaindre à Dieu, à s’en prendre à Dieu, à l’accuser… si cela est son « amour » les chiffres effrayants de femmes et enfants battus ont leur explication, douloureuse.

Les douleurs du monde vont en s’accentuant… et les images des uns et des autres entraînent le non droit à l’existence d’une route commune pour la grande famille humaine.

Le Tao, l’Islam, nous concernent pourtant bien !

Mais les « ismes » qui vont avec sont eux aussi servi par des humains qui ont des images conforment à leurs vues… arbitraires.

Les croyants n’ont en effet pas forcément l’humilité d’être certain que Dieu n’a pas la même opinion qu’eux… par ailleurs rien n’empêche les athées ou agnostiques de ne pas avoir la même opinion qu’un croyant ou un Dieu : c’est dire la puissance infinie, « divine » entre les mains de l’homme !

Une chose est certaine : il y a de l’espoir, les capacités de compréhension humaines ne sont pas figées pour l’éternité, et tout ceci n’est qu’utilisation de mots alors que …

… nous sommes des millions d’années, des millions d’images.

L’héroïsme des uns et des autres dans les « ismes » est une prison inférieure : celle du verbe, de la magie verbale de grands prêtres qui se croient capable d’y faire entrer Dieu, pour des croyances qui font d’eux des êtres beaucoup plus « bêtes » qu’ils ne le pensent

Ayez foi en vos rêves de petits humains !

vendredi 29 août 2008

Mes excuses dans votre fondement



Le gigantesque édifice mental que constitue le monde occidental est un royaume artificiel qui a envahi le monde naturel. Si cet édifice était en paix avec lui-même et avec le monde, ce serait un événement dont nous aurions été avertis en premier chef.

S’il y a une chose dont nous sommes « avertis » en revanche ce sont « les perversions » de l’artiste le plus inadapté de France : le très abominable, le très monstrueux, le très infréquentable Dieudonné Mbala Mbala.

Situation d’exception ? C’est à voir…

Dieudonné aurait pu choisir un autre type de création, fait de blagues de routines, de talent traditionnel, d’insuffisances traditionnelles, de conflits traditionnels… mais l’absolu est dynamique, le génie ne se prévoit pas : ces deux éléments sont au-dessus du bien honorable travail de l’artiste commun, au-delà de toute contrainte de régulation par des personnalités médiocres.

Le génie d’un artiste n’est pas une personne, mais place bel et bien l’artiste dans une situation d’exception : il ne peut être jugé qu’à partir de et sur son art, pas sur sa personne.

La « normalité » est un but pour l’être moyen qui aime les lois collectives cramponné à des angoisses et des buts qui ne sont guère fameux tandis que la contrainte de la norme est ennuyeuse, est l’enfer, pour les autres, quand elle ne les mène pas – par ses insuffisances – directement à la mort.

Le travail de l’humoriste militant Dieudonné est dénoncé comme s’il était un phénomène dominant, comme s’il était, effectivement et littéralement le représentant de la branche humoristique d’Al Qaida.

Il y a erreur : l’humanité est composé de millions de voix dans une longue nuit éclairée par la lucarne télévisuelle et le génie prend racine dans l’âme de l’humanité.

Quels individus prétendent ramener l’humanité à eux seuls ? Qui se fait le tribunal et les assises s’incarnant depuis son domaine personnel juge du génie ?

L’œuvre de Dieudonné concerne tous nos contemporains et comme bien d’autres avant lui on dresse devant lui des raisons particulières : la terre est plate - comme chacun sait - et certaines compensations conviennent à certains et pas aux autres…



Est-il possible que les sketch de Dieudonné aient un effet qui puisse se traduire par un préjudice humanitaire alors que de toute évidence le rire est salutaire et que des groupes représentatifs et multiples de milliers de spectateurs agissent à rire, existent à rire des imperfections et de la partialité des penseurs et des esprits mis les plus en lumière dans la petite lucarne ?

Est-il possible que la liberté d’expression soit une chose négative ? Oui, vous répondrons les adversaires de la liberté d’hier et d’aujourd’hui mais alors, pour le jaloux bénéfice de qui et de quoi ? N’ont ils pas d’intelligence pour l’adaptation à la vie de l’humanité, pour l’universalisme, ou préfèrent ils la barbarie fanatique d’une partialité de dix mille ans ?

Marcher devant, c’est s’exposer aux coups, et, dans le cas de Dieudonné, ce ne sont pas les coups du destin, ce sont les coups du maître.

Le maître sait ce qu’est le génie : le génie est d’offrir une apaisante explication sur le maître, un maître prospérant sur les erreurs du passé résultants de sa légendaire infaillibilité … dans le mensonge.