samedi 21 novembre 2009

Le peuple de Yahvé de Jerusalem à Metropolis


L'article-exposé que vous allez lire concerne certains livres des Ecritures.

Est-ce un exposé digne d'un croyant - rationaliste - libre penseur ?

C'est en tout cas un exposé qui me semble devoir être celui concernant - le mieux selon moi - beaucoup d'êtres humains. Peu importe que leur regard passe par le Saint Coran, le Judaïsme ou le Christianisme : il passe par nos émotions de croyants en tentant d'être objectif et est un défi à l'intellect… pour tous.

Absolument pour tous. Les images des Ecritures et la réalité suprême de l'Extraordinaire qu'est l'Humain ne peuvent qu'être évoquées qu'en tant qu'objet / témoignage de l'âme pour peu qu'on réfléchisse à la majesté… de la nature.

«Le maître est la nature, l'âme est son disciple.» Tertullien


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Les « enfants d'Israël » - Le « peuple Elu »


Tout d'abord je reprécise être Catholique et souhaite souligner que dans cette prière qu'est le « Notre Père » nous trouvons immédiatement que l'Ancien Testament et le Nouveau Testament ne font qu'un pour le Catholique ; le « …ne nous soumet pas à la tentation… » du « Notre Père » en dit long sur un Dieu d'amour … qui demeure - cette simple phrase le prouve - le Dieu de l'Ancien Testament, capable d'un mauvais caractère et au final d'exigences typiquement humaines Yahvé ayant franchement l'air d'une sombre canaille capable de torturer notamment en soumettant à la tentation et violant allègrement certaines des Lois qu'il édicte … ceci - au final - pour un enseignement essentiel : il faut que l'homme soit conscient.

Ce message des Ecritures « ayez conscience de ce que vous pensez » me permet de vous appeler à bien vouloir comprendre que les Ecritures ne sont pas là pour imposer la supériorité morale de quiconque mais qu'elles contiennent tout ce qu'il ne faut pas se cacher à soi même...si ce n'est pas la volonté de Dieu, vous voudrez bien admettre que c'est tout de même puissamment cosmique.

De par les Ecritures les juifs sont le peuple de Yahvé.

Je ne sais pas pour vous mais pour qui craint la colère de Dieu - à une époque où croyez moi bien on avait une certaine conscience de ce qu'était la fureur de la nature et/ou des colères divines - la première chose à faire devant un tel « cadeau » est de chercher à se soustraire de toutes les façons possible à une telle « faveur » ! C'est un peu lourd et ne peut attirer que suspections et emmerdements : les oiseaux mêmes - modelés à part - auront d'instinct envie de vous chier dessus ! ...alors pour ce qui est des autres hommes...

... mais c'est indispensable : le pourquoi va vous être expliqué dans ce qui suit - et nécessite toujours que l'homme soit conscient de ce qu'il pense - mais si vous venez de lire jusqu'ici vous savez déjà peut être mieux de quoi il est question lorsqu'on parle de « Peuple Elu ». Merci d'avoir tenu lecture jusque là !



De Jerusalem à la Metropolis


"Opprimons le juste qui est pauvre,
N'épargnons pas la veuve,
Soyons sans égards pour les cheveux blancs chargés d'années du vieillard.

Que notre force soit la loi de la justice,
Car ce qui est faible s'avère inutile.

Traquons le juste, puisqu'il nous gène
Et qu'il s'élève contre notre conduite,
Puisqu'il nous reproche ses manquements à la Loi
Et nous accuse de trahir notre éducation.
Il se flatte de posséder la connaissance de Dieu
Et se nomme lui même fils du Seigneur
Il est un reproche vivant pour nos pensées
sa vue seule nous est à charge

Voyons si ses dires sont vrais
Examinons ce qu'il en sera de sa fin

Eprouvons le par des outrages et des tourments
Nous connaîtrons ainsi sa douceur
Nous verrons en oeuvre sa résignation"


Ainsi parlent "les dépravés" dans cet extrait du Livre de la Sagesse.

Vous comprenez peut être immédiatement la situation des juifs en ce monde et alors je vous en félicite car le monde des croyants curieusement d'une façon générale ne réalise pas ce qui découle de la notion de "peuple Elu", pour les hommes ...devant Dieu.

Je vous remets en mémoire que je viens d'écrire que « les Ecritures ne sont pas là pour imposer la supériorité morale de quiconque mais qu' elles contiennent tout ce qu'il ne faut pas se cacher à soi même… »

Dans la ville-mère la Jerusalem - que vous pouvez appeler la Metropolis (la ville mère en Grec) - on appelle "à la mort du geste et de la voix" en prônant que "la sagesse vaut mieux que la force" car tel est l'homme : libre de ses choix dans la cité des hommes.





"As a sleeper in metropolis

You are insignificance

Dreams become entangled in the system

Environment moves over the sleeper :

Conditioned air

Conditions sedated breathing

The sensation of viscose sheets on naked flesh

Soft and warm

But lonesome in the blackened ocean of night

Confined in the helpless safety of desires and dreams

We fight our insignificance

The harder we fight

The higher the wall

Outside the cancerous city spreads

Like an illness

It's symptoms

In cars that cruise to inevitable destinations

Tailed by the silent spotlights

Of society created paranoia

No alternative could grow

Where love cannot take root

No shadows will replace

The warmth of your contact

Love is dead in metropolis

All contact through glove or partition

What a waste

The City

A wasting disease"



Il est singulier que des croyants cherchent la cause du mal du côté des hommes comme les cervelles des moineaux cités plus haut alors que de toute évidence un « personnage » essentiel des Ecritures est le mal : Satan ... c'est lui qu'il faut incriminer et dont il faut se méfier !

Cela est plus que singulier et signifie tout simplement que les « dépravés » sont acceptés et promus en dignité dans la ville-mère, dans l'humanité... mais cela signifie aussi que certains doivent s'interroger sur leur foi et en ce qui me concerne c'est sans commentaire : vous vous expliquerez avec Dieu quand vous aurez à rendre compte de votre âme individuelle et de vos actes collectifs.

Mais Yahvé a réussi il est vrai d'énormes animaux... des crocodiles sacrés aux hippopotames de la pensée et peu importe que leur regard passe par le Saint Coran, le Judaïsme ou le Christianisme : la notion de peuple Elu, pour les hommes, pour les croyants devant leur Dieu doit selon les Ecritures et selon la logique de l'enseignement que j'ai reçu



permettre à l'essence humaine non-juive d'atteindre le divin d'une façon beaucoup plus impressionnante qu'en étant un peuple Elu : en étant des hommes.


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Je laisse les uns à une confrontation de leur vie politique avec la kabbale en leur rappelant qu'ils y trouveront tout ce qu'ils oublient à eux-mêmes,

Je laisse les autres réfléchir à ce qu'ils se cachent à eux-mêmes en dépravés,

Car cette vie est décidément comme elle doit être.

Tout ce que je puis faire est de prier pour que certains cessent à jamais de se comporter en bêtes politiques, en animaux politiques et même en animaux, tout simplement.

C'est peu... mais je ne suis pas Dieu.




















vendredi 13 novembre 2009

Identité Nationale - Sarkozy artisan du dépassé

Je viens de lire le discours de Nicolas Sarkozy du 12 novembre 2009 sur le thème « identité nationale ».

Si la France est une totalité telle que l'évoque Sarkozy, il y a en elle du bien mais aussi du mal. Le mal est - de toute évidence - en dehors de nos frontières : voilà ce qui vient d'être dit dans ce discours ou « le mal » est absent de « l'histoire de France », cela est fort commode mais est évidement inexact.

S'agit-il de faire disparaître ce qui se retrouve de façon identique chez tous les représentants de la race humaine ?

Est-ce pour mieux être les seuls représentants de cette même espèce ?

Pourtant l'histoire de la pensée humaine montre que parce que nous appartenons à la même espèce nous portons en nous les mêmes possibilités de réaction, de représentation, de raisonnement (…) de pensée rationnelle et rigoureuse.

Je ne le nie pas, le fait est clair : certaines formes primitives de l'humanité n'ont pas disparues et se sont maintenues parce qu'inscrites dans notre nature... le discours d'un Sarkozy - comme celui d'un Le Pen - en sont les preuves flagrantes !

… car enfin la nation est aussi un transformateur.

D'abord c'est un transformateur qui fait passer le premier fantoche venu, la première grande gueule venue, de sa forme inférieure à sa forme supérieure : le sentiment attribue à l'idée de nation les valeurs les plus hautes … attirant vers lui d'autres sentiments qui lui conviennent.

Ainsi s'expriment certaines gens, se persuadant et exprimant en même temps le contenu de ce dont ils sont persuadés, engendrant la foi.

Grâce à celle-ci le phénomène nationaliste cesse d'être une invention intéressée d'exploiteurs de la crédulité : il devient une manifestation de la plus haute importance inscrite depuis toujours dans la pensée !

... sauf pour ceux qui n'ont pas de sentiment nationaliste et ne vont nulle part avec un sentiment sur une chose car cela est PARFAITEMENT INSUFFISANT !

Les plus grandes vertus, les créations les plus sublimes sont le fait d'individus : plus les facteurs collectifs inhérents à la masse sont conservateurs par la manipulation de préjugés, plus l'individu est anéanti ce qui tarit la seule source du progrès moral et spirituel d'une société.

Ne prospère plus alors que le collectif pour une décadence de la société...

... mais, Sarkozy a été clair : les pires désastres ne nous atteindront pas si nous sommes tous dans le même troupeau !

Quoi qu'il en soit, comment pourrions nous juger d'une chose si nous ne pouvons nous avouer qu'elle constitue aussi un problème pour nous ?

C'est en réfléchissant à cela que se préparent les grandes solutions.

Cela s'appelle la modernité, c'est être de son temps et notre temps, c'est nous.

vendredi 16 octobre 2009

Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné – redécouverte du théâtre premier, hymne à l’espèce


Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné est né dans un conflit intense.

« Rosa Parks » c'est le nom de cette jeune femme noire qui refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus.

« Dieudonné » c'est le nom d'un Maître Bouffon francophone qui exprime les conflits de son époque à travers des personnages : il lui est vivement recommandé de bouffonner au-dessous de son époque... par des personnages bien réels !

Le Maître Bouffon ne tremble pas, il n'a pas à tomber au-dessous de lui-même.

Traditionnellement ils sont toujours nombreux ceux qui ne tremblent pas et refusent de tomber au-dessous d'eux-mêmes quand le problème de la liberté est une fois de plus à l'ordre du jour.

Nul ne peut se dérober à cette réalité typiquement humaine de l'âme : la liberté pratique n'y est pas cette liberté dont le sens appartient en soi au domaine de la transcendance ; c'est l'unique valeur qu'aucune puissance au monde ne saurait dérober à nos tréfonds.

Ceux qui se condamnent eux-mêmes en s'acharnant sur Dieudonné se condamnent aussi à une continuité traditionnelle de la culture, la condamnant à devenir habitude, paresse, la condamnant à devenir commode et sans pensées pour

- un arrêt donc un recul de la culture,
- pour une infantilisation de la société donc sans action sur la vie,
- donc pour un recul de la vie.

Ceux qui injectent la vie ne sont pas {les illusionnistes offrant les illusions} d'ismes ou d'Etats, ce sont les Rosa Parks et les bouffons ... tels qu'ils existent depuis le début.

Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné

La nuit tombe sur la gare qui s'illumine, le car bien garé en plein centre ville s'ouvre à son public.

Douze rangées de cinq : soixante personnes sont confortablement installées dans de larges fauteuils de car de transport, soixante personnes entourées d'une lourde feutrine noire, regardant un rideau rouge orné de deux marguerites, musique « easy listening », soixante personnes sont coupées du monde... au coin d'un feu.

La représentation est annoncée, la lumière baisse progressivement, apparait l'artiste.

L'automatiquement nazi Mbala Mbala explique pourquoi cet autocar, explique pourquoi il n'y aura pas de jeu de jambes : on ne voit en effet l'artiste qu'en buste, un buste devant lequel sera allumé un feu pour voir son visage s'entretenir avec vous, la nuit.

Voir les mots accompagnés des gestes correspondants : c'est la redécouverte totale du théâtre premier, celui autour du feu de la tribu première.

Outre que ce que j'ai vu ce soir là en tant que réalisation artistique n'est vraisemblablement pas possible pour n'importe quel artiste c'est une réalisation qui ouvre une porte sur un extrêmement précieux : annulation de l'espace, annulation du temps, plus qu'un spectacle, c'est une expérience pour le spectateur.

Pendant une heure chacun vit dans l'intimité de son psychisme l'expérience de notre espèce : le théâtre tel qu'il exista depuis le début.


C'est le théâtre de notre espèce, dont chaque individu est membre, théâtre dans lequel les imbéciles ne comprennent pas ce qui les compose eux-mêmes et font depuis toujours « l'opinion publique » avec leurs désirs payés par nous en catastrophes calamiteuses, alors que - je suis désolé - mais notre espèce est faite pour l'amour, pas pour les imbéciles.

Depuis le début... cela se voit très bien dans l'absolu unité autour du feu.

Le Théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné ?

Une redécouverte du théâtre premier, un hymne à l'espèce, une expérience... qui, pour tous, ne peut se vivre qu'individuellement et c'est d'ailleurs bien ainsi qu'il faut traiter chaque individu : comme tel.



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mercredi 30 septembre 2009

Affaire Polanski… pourquoi s’étonner ?

Ce n’est pas de la sexualité, c’est de la lubricité que de droguer, alcooliser et violer une enfant de 13 ans.
Rien à voir avec la communion sensuelle et psychologique (impossible avec un jeune être humain de 13 ans !) qui fait de deux êtres les instruments de la vie en marche.

En matière de sensualité, de vie érotique, soit on comprend le sens des mots nature, instinct et concordance soit on a une carence provoquant une unilatéralité déformante qui mène au maladif.

C’est donc en concordance entre instinct et morale conventionnelle, sans conflit entre amour et devoir - qui ne sont pas des opposés – que j’écris ici que les défenseurs de Roman Polanski sont pleins de cette animalité qui défigure l’homme civilisé, pleins de cette culture contemporaine qui crée des animaux malades.

Après quelques siècles d’éducation de la préhistoire au mariage chrétien le conflit entre "l’homme être d’instinct" et "l’homme être de culture" - conflit où l’un veut écraser l’autre - apparaît porté par de tout-puissants politiques dont telle est la méthode : écraser l’autre ; les deux parties n’ont pas la même voix au chapitre : la victime devient le bourreau, le bourreau la victime et il n’y a pas de politique condamnant la barbarie.

Pourquoi s’étonner de "QUI" prend la parole et défend Polanski dans cette affaire ? N’avons-nous pas l’habitude de voir ce "QUI" transformer le bourreau en victime ?

dimanche 27 septembre 2009

Dieudonné contre les barbares dans SANDRINE


Il est incroyable que dans un monde si riche en Dieux et en racines la femme soit encore bien souvent aujourd'hui « une ombre en dessous de l'homme », obligée par lui à vivre dans un semi-enfer de sottises et de méchancetés, de misères et de violences qui parfois deviennent crimes.

Lorsque j'ai appris que le thème de Sandrine , dernier spectacle de Dieudonné, était les violences conjugales quelque chose en moi s'est inquiété : la condition homme femme - bien plus que tout autre sujet - peut provoquer d'irréparables scissions…

Sandrine c'est le grand retour du couple du divorce de Patrick, dont l'histoire si bien commencé - avec son cortège de projections victorieuses et de joies sensuelles partagées - s'était terminé par la mort du bonheur des sentiments devenus astreintes et contraintes insupportables.

Après la séparation Patrick Boulard passe en jugement pour violences envers Sandrine Boulard.

Nous voici dans un tribunal où les dialogues entre les personnages se déroulent dans un champ de force obscure, un tribunal où les personnages évoquent (le plus souvent en inconscients !) toutes sortes d'impasses rencontrées, un tribunal où les personnages sont autant d'expressions de puissances supérieures avec lesquelles il faut s'expliquer.

Mais le théâtre, c'est le théâtre, Dieudonné fait éprouver au prévenu Patrick Boulard le devoir sacré de se libérer lui-même, de préserver ses droits à son individualité … et ne nous laisse que l'envie de le voir enfermé !

L'introduction à Sandrine sur fond de « toute la pluie tombe sur moi » avec un Dieudonné plaidant qu'il est à la recherche d'un emploi puisqu'il n'a plus de points sur son permis de faire rire, était déjà - puisque Dieudonné parle de son métier - l'introduction à une psychologie des comportements et à ces « drames » que vivent les tricheurs…

Le tribunal avec sa galerie de magistrats angoissants, les membres non moins angoissants du Mouvement contre l'Impérialisme Féminin, le vécu de Patrick et Sandrine autant d'éléments dont l'artiste se sert pour nous rappeler que « ce n'est pas l'homme qui va au théâtre, c'est l'homme qui est le théâtre des choses. »…

Pour finir Patrick pousse la chansonnette du fond de sa prison laissant place à un Dieudonné sur scène : la scène, cet espace infini, son espace de liberté, liberté dont nous ne devons pas oublier qu'elle est aussi notre possibilité.

Avec la voix de Med Hondo, l'unique doubleur noir en langue française de toute une génération, Dieudonné se lance dans l'éducation de son gamin de 15 ans sur le sujet des relations entre deux êtres, sans cachotteries mais sans priver quiconque du bénéfice de la pudeur.

Dieudonné prend l'accent toulousain, vous connaissez la suite, vous ne l'entendrez pas chez Drucker.

Rien à voir avec l'humour pesé des amuseurs autorisés, aux rites primitifs, qui participent à l'écartement entre progrès technique et progrès psychologiques et moraux : Dieudonné a sa vie propre … et ne nous laisse que l'envie de le voir libéré !

dimanche 5 juillet 2009

Qui suis-je ? Qui est l'autre ? Comment s'y prendre avec l'autre ? To be or not to be ? Etat des lieux : Fixer des Convergences.


Il n’y a pas d’autres hommes que des individus.

Mais il y a aussi « l’intérêt général de la masse ».

L’individu est pris dans cette « masse », ses « ismes », les totalitarismes des « consciences de masse » pour des catastrophes dignes de leurs échelles : monstrueusement gigantesques, absorbant toute forme de vie...

Quel plus grand danger peut menacer des civilisations ?

De Shakespeare ... à relire attentivement :

HAMLET. - Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ? Mourir... dormir, rien de plus ; ... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action...


... aux « réjouissants » Killing Joke, tout à déjà été dit :




"quel que soit le bulletin de vote, le résultat sera le même, à cause des éléments perturbateurs que sont l'argent-Roi et le pouvoir."











Killing Joke - Democracy
envoyé par Fredworf. - Regardez plus de clips, en HD !



Pour RESISTER nous avons tout intérêt à nous différencier de la masse, puisque l’évolution est un processus de différenciation.


Ce faisant nous avons tout intérêt à fixer des convergences Ouvertes Géographiquement, Religieusement, Ethniquement et Socialement.




mercredi 24 juin 2009

Contre la pensée contemporaine, la parole ancienne ?


Il n'y a plus un sou vaillant dans les caisses des services d'aide sociale et nous n'en sommes qu'à la moitié de l'année. Le bénévolat prévient qu'il ne pourra faire face seul. Les pôles emploi n'ont pas les moyens de leurs actions. Les pauvres errent dans les rues. La France comme toute l'Europe ferme les yeux devant les hécatombes de migrants qui périssent en Méditerranée (200 officiellement en mars 2009 par exemple). Non content de piller les ressources de l'Afrique, le pillage des cerveaux du sud est en œuvre.

Voilà parmi quelques autres, des faits simplement objectifs, inexcusables : des forces agressives venues de tous côtés se livrent à notre destruction.

L'homme d'aujourd'hui prétend pourtant avoir bien conscience de tout ceci.

Mais l’homme préfère parler de la responsabilité d'un autre cela : c'est la faute aux réseaux pro israélien, c'est la faute aux immigrés, c'est la faute aux femmes qui devraient rester à la maison...

Il y a donc dans notre temps un énorme problème d'exclusivité des points de vue : chacun est convaincu que son point de vue est la bonne voie.

Pendant ce temps là le miséreux (parfois le voisin, le frère...) se trouve dans une profonde détresse et n'est pas spécialement remis en selle par les « poètes » qui ont le courage de dénoncer « leurs » responsables du haut de leur « hauteur morale ».

Le voisin, le frère est hélas devenu sans intérêt dans la sphère de certains « humanistes » : l'exclusivité de leur point de vue se détourne du tout ceci .

Et pourtant, qui porte la vie ? Le voisin, le frère, chaque individu – poète ou pas - dans toute la relativité de ses points de vue.


- L'exclusivité des points de vue, les conflits ?

Comme par hasard, rien ne peut les empêcher...

- Aider son voisin ou son frère peut, par contre, être réalisé sans désordre.

Tout peut l'empêcher, comme par hasard…

Il avait été demandé à sœur Emmanuelle quel était selon elle le problème de notre temps et elle avait répondu « c'est moi, c’est toi... ».

On le voit, on le sait, l'opposition est dans chaque homme... mais il a décidé de s'ignorer lui même.

Il a certainement été une autre époque, autrefois, où il existait de bonnes voies, celles qui ont participées à l'évolution de l'espèce, de bonnes voies à proposer contre la pensée contemporaine : la parole ancienne.

Plus personne ne l'écoute mais les vérités qui la fonde sont toujours vraies, du sud au nord, de l'est à l'ouest.